Le mercredi en fin dâaprĂšs-midi, quand le cafĂ© nâa plus aucun effet et que la journĂ©e nâest pas encore finie. Câest lĂ que ce tonique entre en scĂšne. Quatre ingrĂ©dients, un verre, cinq minutes.

Dans le verre, câest un liquide lĂ©gĂšrement trouble â un blanc nacrĂ© tirant vers le dorĂ© pĂąle, avec de petits filaments de gingembre et dâail qui tourbillonnent quand on remue. Lâodeur monte directement : lâail pique franchement, le gingembre apporte une chaleur Ă©picĂ©e qui chatouille les narines. Au goĂ»t, câest dâabord la fraĂźcheur lĂ©gĂšrement sucrĂ©e de la coco, puis la morsure progressive du gingembre qui sâinstalle en fond de gorge comme une braise douce. Rien dâexotique ou de compliquĂ©.
