Le froid du matin d’octobre s’accroche à l’air tandis que je m’assieds à la table de la cuisine, la lumière douce de la fenêtre brossant le comptoir où ma bouteille multivitamine demi-finie attend.
Ces six vitamines essentielles sont censées aider à réduire mon risque de cancer, quelque chose que je ne peux ignorer maintenant que je suis au début des années cinquante.
C’est un moment calme, ordinaire, où j’essaie de me convaincre que cette petite routine aura de l’importance.
Mais quelque chose à propos de ça ne va pas.
Malgré toutes ces vitamines alignées sur l’étagère, je me demande si c’est vraiment assez, ou si je sais juste saisir des petits morceaux de contrôle dans un système de santé qui semble trop grand pour faire confiance.
Mes journées tournent autour d’un rythme simple et répétitif : travailler à la bibliothèque locale, gérer les piles et aider les visiteurs réguliers.
Puis les soirées ont passé à préparer des repas qui se penchent vers des choix plus sains.
Je suis prudent, mais ces derniers temps, la fatigue s’infiltre sans invitation, et mon corps se sent moins fiable.
J’ai récemment passé cinquante ans et avec cette étape vient cette pression silencieuse pour gérer non seulement ma charge de travail, mais aussi ce risque de santé imminente J’ai surtout ignoré.
Le bureau du docteur se sent éloigné et clinique, bien qu’il soit juste en bas de la rue.
