La plupart sont des travailleurs prĂ©caires, souvent immigrĂ©s, dont une grande partie est en situation administrative irrĂ©guliĂšre, ce qui les expose Ă des formes dâexploitation supplĂ©mentaires.âš
Au-delĂ de la prĂ©caritĂ© Ă©conomique, lâĂ©tude de lâONG MĂ©decins du monde met en Ă©vidence de fortes atteintes Ă la santĂ©. Les livreurs souffrent souvent de troubles physiques (douleurs au dos, aux genoux, aux poignets) liĂ©s Ă des journĂ©es longues et intenses Ă vĂ©lo. âš
Leur santĂ© mentale est tout aussi prĂ©occupante : prĂšs dâun sur deux prĂ©sente des symptĂŽmes dĂ©pressifs ou une dĂ©tresse psychologique importante, accentuĂ©e par lâisolement et la pression constante des plateformes.
âšLe mĂ©tier est Ă©galement dangereux. Une majoritĂ© de livreurs a dĂ©jĂ Ă©tĂ© victime dâaccidents, parfois graves, dans un contexte de circulation urbaine risquĂ©e et de pression Ă accepter les courses pour ne pas ĂȘtre pĂ©nalisĂ© par les applications. Cette logique algorithmique pousse Ă travailler vite et longtemps, au dĂ©triment de la sĂ©curitĂ©.âš
Enfin, lâaccĂšs aux soins reste difficile : entre manque dâargent, mĂ©connaissance des droits et problĂšmes de papiers, beaucoup renoncent Ă se soigner.
âšLâĂ©tude dĂ©nonce ainsi un systĂšme qui cumule prĂ©caritĂ©, discriminations et risques sanitaires, et appelle Ă une meilleure protection de ces travailleurs essentiels mais largement invisibles.
Ce que les applications ne vous diront jamais sur les livreurs đ
