L’odeur arrive avant la couleur. Ce parfum acidulé, légèrement floral, qui monte dès que les premières fleurs d’hibiscus touchent l’eau chaude — c’est comme ça que commence cette tisane. Deux ou trois ingrédients qu’on ne soupçonnerait pas de cohabiter aussi bien, quinze minutes sur le feu, et tu as dans ta tasse quelque chose d’étonnamment réconfortant.

Dans le verre, c’est un rouge profond. Pas le rouge vif d’une cerise — plutôt le rouge d’un grenat, presque bordeaux par endroits, brillant quand la lumière le traverse. La vapeur monte avec une odeur chaleureuse de girofle mêlée à l’acidité franche de l’hibiscus. Tenu entre les deux mains, le verre réchauffe les paumes. C’est exactement ce qu’on cherche dans une tisane maison.
