Accusées d’avoir relayé une théorie complotiste sur la prétendue transidentité de la Première dame, elles sont jugées pour avoir alimenté une campagne de haine numérique sans précédent. Depuis 2021, une fausse information circulant sur les réseaux sociaux affirme que Brigitte Macron serait née homme. Ce mensonge, né dans les sphères complotistes, a été largement diffusé et détourné sous forme de moqueries et de propos haineux.
La Première dame, soutenue par sa famille, a déposé plainte pour harcèlement moral aggravé. Le parquet de Paris a donc engagé des poursuites contre dix internautes identifiés comme relais majeurs de cette désinformation.
L’audience s’est ouverte dans un climat tendu, révélant la difficulté à tracer les frontières entre liberté d’expression et atteinte à la dignité.
Parmi les prévenus figure Jérôme A., informaticien de 49 ans, qui reconnaît avoir partagé la rumeur mais nie toute intention malveillante : Je me demande ce que je fais là. C’est effrayant. J’ai simplement relayé des informations trouvées sur Internet. » Une déclaration qui a provoqué l’agacement visible de la présidente du tribunal, excédée par le manque de recul des prévenus. Il faudrait qu’elle fasse quoi, Madame Macron ? Qu’elle se mette toute nue à la télé ? », a-t-elle rétorqué, dénonçant le déni de responsabilité des auteurs de contenus viraux.Ces échanges illustrent la difficulté de juger un phénomène collectif, où la diffusion massive d’une rumeur repose sur la viralité plutôt que sur l’intention initiale.
