Libéré après trois ans dans les geôles iraniennes, Benjamin Brière dénonce aujourd’hui l’aberration administrative de son retour en France. Entre radiations et injonctions fiscales lunaires, l’ancien prisonnier témoigne d’un État incapable de gérer l’après-captivité.
Sortir d’une prison islamique ne protège pas des foudres du fisc. Après 1 079 jours de captivité pour espionnage et propagande, Benjamin Brière a découvert que sa libération, en mai 2023, marquait le début d’un nouveau calvaire : celui de la réinsertion.
Radié de la Sécurité sociale et de France Travail, il s’est heurté à un mur bureaucratique, particulièrement au sein des services des impôts, où l’on a feint d’ignorer sa situation d’otage à 4 000 kilomètres de Paris.
