Le lendemain, l’air était épais avec l’anticipation, le ciel un gris terne.
La réunion de quartier se profilait, un spectre de malaise qui semblait toucher tout le monde.
J’ai traversé ma routine habituelle, les mouvements se sentent creux.
Faire du café, répondre aux appels, essayer d’ignorer le nœud dans mon estomac.
La mémoire de Mme Harrow s’attardait, un souvenir tranquille de choses non dites.
Au déjeuner, j’ai entendu des murmures sur la réunion, sur l’association récemment stricte.
Il y a eu des plaintes pour manque de documents, pour application injuste des règles.
« C’est trop », a dit quelqu’un en passant.
J’ai hurlé silencieusement, en comprenant la frustration qui mijotait sous la surface.
À l’approche de la soirée, la tension semblait envahir le quartier.
Les nuages pendaient bas, menaçant la pluie qui n’est jamais venue.
Mme Harrow a été vue en train de patiner, son téléphone s’est serré dans sa main.
Son chien à ses côtés, compagnon silencieux de sa détresse.
J’ai regardé de ma fenêtre, un étranger à une histoire que je n’ai pas bien saisi.
C’était comme le calme avant une tempête, l’air chargé d’un conflit non parlé.
Et quand même, la réunion se profilait, une ombre de rassemblement qui promettait d’exposer les vérités.
L’horloge a coché sur, chaque seconde un rappel de l’inévitable confrontation.
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