Une plaignante qui cherche sa « libération » plus que la « condamnation » de Patrick Bruel
Les faits allégués remontant à plus de 20 ans, ils sont en principe prescrits. Toutefois, Daniela Elstner pourrait être entendue comme témoin dans le cadre d’une éventuelle enquête sur des agressions plus récentes. Par ailleurs, le principe de « sérialité » permet de ne faire courir la prescription qu’à partir du dernier crime d’une série. Il est cependant loin d’être retenu systématiquement.
Selon Me Jade Dousselin, sa cliente n’est de toute manière pas dans une « démarche de condamnation« , mais de « libération« . Elle aurait d’ailleurs d’abord envisagé de rencontrer Patrick Bruel hors tribunaux pour « que celui-ci se rende compte de la souffrance qu’il lui avait causée« , dans une logique de « justice réparatrice » et suite au mouvement #MeToo.
Daniela Elstner avait déjà révélé avoir été victime d’agression sexuelle, sans prononcer le nom de Patrick Bruel. Si elle a décidé de porter plainte, c’est selon son avocate parce qu’elle ne souhaitait pas l’accuser nommément en dehors du « cadre légal. Mais sa démarche première, c’était la prise de parole« . Présumé innocent, Patrick Bruel s’est dit par la voix de son avocat « profondément attristé par les souffrances que l’on perçoit à la lecture des témoignages« . Il nie avoir jamais agressé sexuellement ou violé qui que ce soit.
Ce qu’il faut retenir :
