Le défenseur du PSG, qui participe actuellement à la Coupe du monde avec le Maroc, sera bien jugé pour le viol présumé d’une jeune femme en 2023. La cour d’appel de Versailles a confirmé ce vendredi son renvoi devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine. Le joueur, qui conteste les faits, dénonce une accusation « fausse ».La cour d’appel de Versailles (Yvelines) a tranché ce vendredi. Sa chambre de l’instruction a validé le renvoi du défenseur du Paris Saint-Germain devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, pour le viol présumé d’une jeune femme commis en février 2023 à son domicile de Boulogne-Billancourt. L’international marocain de 27 ans, qui conteste les faits et se trouve actuellement aux États-Unis avec sa sélection pour la Coupe du monde, sera jugé dans les prochains mois, à une date encore non fixée.
La chambre de l’instruction a confirmé l’ordonnance rendue le 24 février par une juge d’instruction. Le 22 mai dernier, en pleine campagne victorieuse du PSG en Ligue des champions, le joueur s’était présenté en personne devant la cour d’appel, accompagné de son avocate, Me Fanny Colin, pour réclamer un non-lieu. Ses arguments n’ont pas emporté l’adhésion de la cour. Achraf Hakimi reste présumé innocent.
La défense dénonce une accusation «fausse»
L’avocate du footballeur a regretté qu’aucun non-lieu n’ait été prononcé. « La multitude des éléments à décharge révélés par l’enquête et l’information judiciaire aurait, dans n’importe quelle autre affaire, conduit au prononcé d’un non-lieu », a réagi Me Fanny Colin, interrogée par BFMTV. « La défense d’Achraf Hakimi déplore qu’il n’ait pas été tiré les conséquences des contradictions et mensonges de la partie civile, de ses dissimulations à l’autorité judiciaire, de ses obstructions à la manifestation de la vérité et encore de ses expertises psychologiques actant son ambivalence et son absence de lucidité sur les événements qu’elle a dénoncé. C’est désormais avec impatience que Monsieur Achraf Hakimi attend son procès pour pouvoir enfin s’exprimer publiquement sur l’accusation fausse dont il est l’objet. »
