Ajaccio : un homme abattu par la police après avoir menacé des passants au couteau sur le cours Napoléon

Image d'illustration © Buzzday
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Drame En Plein Centre-Ville : Un Homme Abattu Au Couteau Sur Le Cours Napoléon

Samedi vers 12h30, le cours Napoléon se transforme en scène de chaos. Au cœur de cette artère commerçante bondée d’Ajaccio, un homme de 26 ans menace passants et commerçants avec un couteau. La scène est glaçante : en pleine journée, dans l’une des zones les plus fréquentées de la capitale corse, la situation dégénère à une vitesse folle.

Les téléphones se lèvent. Des vidéos capturent l’irréel : l’individu avance rapidement sur le cours Napoléon tandis que plusieurs policiers le mettent en joue. On entend leurs voix trahir l’urgence : « Taser, le taser ! » puis « Tase-le ! » Les cris résonnent dans l’avenue habituellement paisible. Les terrasses se vident, la panique gagne.

L’issue sera fatale. Après plusieurs tirs de la police nationale, l’homme s’effondre. Les images circulent déjà sur les réseaux sociaux, témoignant de la violence inouïe de l’affrontement en plein jour. Le cours Napoléon, artère vitale de la ville, se fige. Les secours arrivent, mais il est trop tard.

La capitale corse vient de vivre l’un de ses drames les plus spectaculaires. Entre les devantures des boutiques et les terrasses des cafés, la mort a frappé sous les yeux des Ajacciens. Mais comment en est-on arrivé là ?

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L’Escalade Fatale : Du Taser Aux Tirs Mortels

Face à l’homme armé qui fonce sur le cours Napoléon, les policiers tentent d’abord la maîtrise non létale. Un pistolet à impulsion électrique est dégainé. « Taser, le taser ! » hurle un agent. Puis, avec plus d’insistance encore : « Tase-le ! » Les sons captés sur les vidéos qui circulent sont glaçants. On y entend l’urgence absolue dans les voix des fonctionnaires.

Mais le taser échoue. L’homme continue d’avancer, le couteau à la main, menaçant toujours. La situation bascule en une fraction de seconde. Face à la menace persistante et l’inefficacité du dispositif électrique, un policier n’a plus le choix. Il ouvre le feu. Plusieurs coups partent.

L’individu s’effondre sur le bitume du cours Napoléon. Les détonations résonnent encore dans les rues adjacentes. Entre la première tentative de neutralisation et les tirs mortels, quelques secondes à peine se sont écoulées. Quelques secondes durant lesquelles les forces de l’ordre ont tenté d’éviter l’irréparable.

Cette escalade éclair pose déjà question. Pourquoi le taser n’a-t-il pas fonctionné ? La distance était-elle trop grande ? L’homme était-il sous l’emprise de substances ? Mais pour les témoins présents ce samedi midi, une autre image reste gravée : celle d’un passant qui tente l’impossible.

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Témoignage Glaçant : « Un Monsieur L’a Pris À Coups De Chaise »

« J’étais assis en terrasse avec mon employé. » C’est par ces mots que commence le récit d’un pâtissier du cours Napoléon. Un samedi midi ordinaire qui bascule soudain dans l’horreur. « Je vois un monsieur avec un couteau qui me passe au-dessus de la tête », poursuit-il. La lame est si proche qu’il sent le danger frôler son visage.

Le commerçant réagit instinctivement. Il parvient à pousser l’homme, détournant momentanément la menace. Mais c’est alors qu’un autre passant intervient. Armé d’une simple chaise de terrasse, ce client inconnu se jette dans la mêlée. Il frappe l’individu à coups répétés, le faisant tomber au sol.

« Il est tombé par terre et il s’est fait abattre », conclut le témoin. Cette phrase brute résume la violence de la séquence. L’homme au couteau gît sur le bitume, neutralisé par un civil, quand les tirs de police retentissent. Le pâtissier, lui, réalise qu’il vient d’échapper au pire. Quelques centimètres séparaient la lame de son crâne.

Ce témoignage illustre le chaos de ces quelques secondes. Entre la menace directe, la réaction citoyenne désespérée et l’intervention létale des forces de l’ordre, personne n’a eu le temps de réfléchir. Seulement d’agir. Sur le cours Napoléon, les clients des terrasses se relèvent lentement, encore sous le choc.

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Enquête Ouverte : L’IGPN Saisie Pour Déterminer Les Circonstances

Le silence retombe sur le cours Napoléon. Les derniers badauds s’éloignent, les chaises renversées témoignent encore du chaos. Mais pour les autorités, tout commence maintenant. L’IGPN, la police des polices, est automatiquement saisie. Protocole obligatoire dès qu’un tir mortel est effectué par les forces de l’ordre.

Les enquêteurs vont devoir reconstituer chaque seconde de l’intervention. Pourquoi le taser n’a-t-il pas fonctionné ? L’usage de l’arme à feu était-il proportionné face à la menace ? Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux constituent déjà des pièces à conviction essentielles. Elles montrent l’homme progressant rapidement, le couteau à la main, malgré les sommations.

Le cours Napoléon reste fermé plusieurs heures, le temps de sécuriser la scène. Aucun autre blessé n’est à déplorer, mais le traumatisme est profond. Une mort par balle en plein jour, dans le centre névralgique de la ville : l’événement marque les esprits.

L’enquête devra établir si le policier ayant fait feu a agi en légitime défense. Les témoignages des commerçants, des passants, du client à la chaise seront recueillis un à un. Dans les prochains jours, l’IGPN déterminera si cette intervention tragique respectait le cadre légal d’usage des armes. Pour l’instant, une seule certitude : Ajaccio vient de vivre l’un de ses samedis les plus violents.