13 juin 2026 Feed v2

Allocations handicap détournées : une mère condamnée pour avoir volé 35 000 € à sa fille dépendante

Une Fille Handicapée Ruinée Par Sa Propre Mère

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La scène est glaçante. Une jeune femme en situation de handicap, hébergée dans un foyer spécialisé du Morbihan, découvre qu’elle ne peut plus payer son loyer. Nous sommes en 2024. Son seul revenu ? L’Allocation adulte handicapé (AAH), censée couvrir ses besoins essentiels. Mais l’argent a disparu.

Les gestionnaires du foyer examinent ses comptes bancaires. Le constat les glace : entre septembre 2021 et octobre 2024, près de 35 000 euros se sont évaporés. Des retraits massifs, réguliers, qui vident méthodiquement les comptes de cette femme vulnérable. Rapidement, les soupçons se portent sur une personne proche. Très proche même.

Sa propre mère.

La quinquagénaire de Lanester disposait d’un accès aux comptes de sa fille. Un accès qu’elle aurait utilisé pendant trois ans pour piocher dans les allocations. Chaque mois, l’AAH arrivait sur le compte. Et chaque mois, une partie disparaissait. Pendant que sa fille dépendait entièrement de cette aide pour survivre, la mère puisait dans cette ressource comme dans un distributeur personnel.

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Quand les difficultés financières deviennent impossibles à ignorer, la vérité éclate. Le foyer alerte les autorités. L’affaire remonte jusqu’au tribunal de Lorient. Une procédure pour détournement de fonds s’ouvre contre cette mère qui a transformé le handicap de sa fille en source de revenus.

Voyages Et Dépenses De Luxe Financés Par L’Allocation Handicap

Les enquêteurs plongent dans les relevés bancaires. Ce qu’ils découvrent dépasse l’entendement. Entre les retraits réguliers, une série de transactions attire immédiatement l’attention : des billets d’avion, des réservations d’hôtels, des voyages à l’étranger. Des dépenses qui n’ont strictement rien à voir avec les besoins d’une personne handicapée vivant en foyer spécialisé.

Pendant trois ans, la mère s’est offert des escapades pendant que sa fille peinait à régler son loyer. L’argent de l’AAH, cette allocation vitale censée garantir un minimum de dignité, servait à financer un train de vie que la quinquagénaire n’aurait jamais pu s’offrir avec ses propres moyens.

Face aux enquêteurs, elle tente une justification : ces dépenses auraient été réalisées « dans l’intérêt » de sa fille. Une défense aussi vague qu’invérifiable. Aucun reçu, aucune preuve, aucun élément tangible pour étayer cette version. Les gestionnaires du foyer confirment : la jeune femme n’a jamais bénéficié de ces voyages. Elle n’a jamais quitté le Morbihan.

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