
Le Moment Où Benjamin Castaldi Brise Le Silence
Le 1er novembre 2021, l’accusation tombe. Une jeune femme de 23 ans accuse Ary Abittan de viol. L’affaire éclate, l’instruction commence. Pendant trois mois, le silence médiatique entoure l’humoriste. Puis, le 17 février 2022, Claudia Tagbo rompt l’omerta. L’ancienne collègue d’Abittan prend position pour la plaignante : « _Honnêtement, en tant que femme, c’est la phrase de la victime qui aura beaucoup plus de résonance dans mon oreille. Même si je connais l’autre partie, la victime prime chez moi_ ».
Quatre jours plus tard, le 21 février 2022, Cyril Hanouna lance le débat dans Touche pas à mon poste. Les stars doivent-elles prendre position ? Benjamin Castaldi lâche alors la phrase qui choque : « _Je trouve que c’est déjà très difficile pour lui. Je trouve qu’il pourrait y avoir une espèce de solidarité du métier, d’autant qu’il y a une instruction en cours_ ».
L’animateur sent le malaise. Il tente de corriger le tir : « _Je dis juste qu’il ne faut pas prendre position, ni pour l’un, ni pour l’autre. Vis-à-vis du métier, je trouve que ce n’est pas très cool pour lui_ ». Trop tard. Sur les réseaux sociaux, les réactions fusent. Cette « solidarité du métier » face à une accusation de viol passe mal. Très mal même.

Claudia Tagbo Contre Benjamin Castaldi : Deux Camps Se Dessinent
Quatre jours. C’est le temps qui sépare les deux déclarations. Le 17 février 2022, Claudia Tagbo affirmait : « _La victime prime chez moi_ ». Le 21 février, Benjamin Castaldi répondait en creux : « _Solidarité du métier_ ». Deux anciens proches d’Ary Abittan. Deux visions radicalement opposées.
Claudia Tagbo ne tergiverse pas. Malgré sa connaissance de l’humoriste, elle place la parole de la plaignante au-dessus de tout. Une position claire, nette, assumée. Benjamin Castaldi, lui, adopte une tout autre ligne. Dans le plateau de TPMP, il défend l’idée d’une neutralité protectrice envers Abittan. Une solidarité entre artistes qui, selon lui, devrait primer pendant l’instruction.
Cyril Hanouna a posé la question : les stars doivent-elles prendre parti ? Les réponses dessinent une fracture. D’un côté, ceux qui placent la présomption d’innocence et la fraternité professionnelle en première ligne. De l’autre, ceux qui refusent le silence face aux accusations graves, quelle que soit la notoriété de l’accusé.
Le débat dépasse largement le plateau télé. Il révèle deux conceptions de la loyauté : celle envers un collègue en difficulté, celle envers une femme qui dénonce. Entre ces deux camps, impossible de trouver un terrain d’entente.
