Le jour de l’inspection arrive avec un grand air d’anticipation.
J’ai à peine dormi, mon esprit court avec des possibilités.
Et si l’inspecteur regarde mon lit et m’écrit ?
Et si M. Cunningham rétorque pour avoir attiré l’attention sur sa négligence ?
Ces pensées tournent dans mon esprit alors que je passe par les mouvements de ma routine matinale.
Le miroir montre la fatigue dans mes yeux, les lignes d’inquiétude gravées dans mon visage.
Je redres le lit aussi bien que je peux, en essayant de cacher les cordes ensanglantées et les pattes lâches.
C’est un effort futile, mais j’ai l’impression de faire quelque chose, au moins.
Le coup à la porte me surprend de mes pensées.
L’inspecteur est ici, à la main, prêt à faire des notes et à poser des questions.
Mon cœur pesait pendant que je le laissait entrer, essayant de paraître calme.
Il se déplace à travers l’appartement avec une efficacité pratique, notant l’état des murs, les planchers, les installations.
Et puis, il atteint le lit.
Ses yeux le scanner, en prenant les cordes, les chevilles, le cadre en bois usé.
Il se moque de quelque chose, le son de son stylo griffant contre le papier remplit le silence.
Je ne peux pas m’amener à parler, à demander ce qu’il écrit.
Le poids de son jugement est en l’air, lourd et oppressif.
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