13 juin 2026 Feed v2

Bébé secoué à Perpignan : un nourrisson enterré deux ans après sa mort, les parents autorisés à quitter la prison pour l’adieu

L’Enterrement Après Deux Ans D’Attente

Publicité

Vendredi 6 mars 2026, à Perpignan. Une cérémonie d’obsèques qui n’aurait jamais dû se tenir si tard. Plus de deux ans après son décès tragique en décembre 2023, un bébé de huit mois reçoit enfin un digne hommage. La justice vient tout juste de délivrer le permis d’inhumer, à l’issue de toutes les expertises nécessaires à l’enquête. Deux années où le corps du nourrisson est resté en attente. Deux années de procédure judiciaire avant que la famille puisse faire ses adieux.

Ce jour-là, deux silhouettes font leur apparition sous escorte. Le père et la mère, tous deux mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de moins de 15 ans et par ascendant ». Ils sont extraits du centre pénitentiaire où ils sont détenus depuis plus de deux ans. Une autorisation spéciale leur permet d’assister à l’enterrement de leur propre enfant. « Ils tenaient tous les deux sincèrement à y être », confie-t-on dans l’entourage du dossier.

Le paradoxe est glaçant. Des parents présents aux obsèques du bébé dont ils sont soupçonnés d’avoir causé la mort. Une scène qui résume à elle seule l’immense misère de cette affaire. Entre le drame du 4 décembre 2022 et cet adieu tardif, la justice a dû établir les circonstances exactes du décès. Les expertises médicales ont conclu au syndrome du « bébé secoué ». Mais derrière ces accusations, il y a aussi l’histoire d’un parcours de vie brisé.

La Collecte Solidaire Pour Éviter Le Carré Des Indigents

Publicité

Derrière cette cérémonie se cache une autre réalité, tout aussi douloureuse. Les parents, musulmans d’origine guinéenne, n’ont aucun moyen financier. Leur situation administrative précaire ne leur permet pas de payer les obsèques de leur enfant. Sans intervention extérieure, la petite dépouille aurait fini au carré des indigents. Une perspective insupportable pour l’aumônier de la prison, qui décide d’agir.

Quelques jours avant la cérémonie, il lance un « appel urgent à la solidarité » sur Facebook. Objectif : réunir environ 1 500 euros. Cette somme doit permettre d’offrir au nourrisson une tombe individuelle, au-delà des frais minimaux pris en charge par l’État. Le message expose crûment la détresse absolue de ce couple. Leur parcours migratoire. Leur précarité totale. Et maintenant, l’impossibilité de donner une sépulture digne à leur bébé.

La réponse est foudroyante. En l’espace d’une seule journée, la générosité collective atteint son objectif. Les dons affluent de toute part. « J’ai été impressionné de cet élan de générosité », confie l’aumônier. « Ça fait plaisir. » Puis il ajoute, la voix plus sombre : « Mais ça crève aussi le cœur. »

Cette phrase résume tout. La solidarité face à l’horreur. L’humanité face au drame. Des inconnus qui financent l’enterrement d’un bébé dont les parents sont accusés de l’avoir tué. Une mobilisation qui souligne aussi l’abîme dans lequel ce couple était tombé bien avant le 4 décembre 2022.

Le Parcours Migratoire Tragique Des Parents

Voir la suite dans la page suivante:
Publicité
Voir la suite dans la page suivante:
Publicité
Partager sur Facebook