13 juin 2026 Feed v2

Blocage des agriculteurs : 11 millions d’euros annoncés mais la Coordination rurale rejette la trêve de Noël du gouvernement

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Image d'illustration © Buzzday
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Le Gouvernement Face Au Mur : Report Du Mercosur Et Ultimatum De Trêve

Le bras de fer est lancé. Vendredi, alors que 93 actions agricoles mobilisaient près de 4 000 personnes et 900 engins sur le territoire, l’exécutif a tranché : aucun nouveau blocage ne sera toléré pendant les fêtes. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon l’a martelé sans détour en matinée. Le message est clair, le ton sans appel.

L’annonce du report de l’accord UE-Mercosur aurait pu apaiser les tensions. Elle les cristallise au contraire. Sur le terrain, les tracteurs sont toujours là, les barrages tiennent. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez compte les points en milieu d’après-midi : « La priorité, pour nous, c’est vraiment d’éviter les nouveaux blocages d’axes structurants », insiste-t-il. Mais la mobilisation ne faiblit pas.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Du Sud-Ouest au nord du pays, la colère agricole quadrille les routes. Derrière chaque barrage, une même revendication : stopper l’abattage total des troupeaux infectés par la dermatose nodulaire contagieuse. Le gouvernement refuse de céder, les agriculteurs refusent de plier. Entre les deux, les fêtes de fin d’année s’annoncent électriques.

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À Matignon, les négociations ont commencé. Les syndicats défilent, les positions se dessinent. Mais personne ne baisse les armes.

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Matignon Sous Pression : 11 Millions Sur La Table, La Dermatose Bovine Au Cœur Du Conflit

Vendredi après-midi, les portes de Matignon s’ouvrent et se referment au rythme des délégations syndicales. Coordination rurale, FNSEA, Confédération paysanne, Jeunes Agriculteurs : tous défilent face au Premier ministre Sébastien Lecornu. L’enjeu ? Trouver une issue à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse qui enflamme les campagnes depuis dix jours.

La réponse gouvernementale tombe en soirée dans un courrier consulté par l’AFP. Une enveloppe de 11 millions d’euros est promise aux petits exploitants touchés « pour faire face aux impacts économiques immédiats ». Une aide d’urgence censée calmer le jeu. Mais sur la question qui fâche – l’abattage total des troupeaux infectés –, Lecornu campe sur sa ligne. « N’éliminer que les bovins présentant des symptômes fait courir un risque majeur de propagation du virus », écrit-il noir sur blanc.

Le gouvernement joue la carte scientifique. Une cellule de dialogue entre éleveurs et experts est mise en place pour trancher. Sauf que les agriculteurs, eux, ne veulent plus attendre les avis techniques. Ils exigent l’arrêt immédiat de cette stratégie sanitaire qu’ils jugent aveugle et brutale.

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