13 juin 2026 Feed v2

Carburant : il stocke illégalement 1000 litres chez lui et assume le risque pour économiser 13 centimes par litre

Le Coup De Panique Qui Pousse À L’illégalité : 1000 Litres Cachés Chez Soi

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La scène se passe un soir comme un autre, entre voisins. Sauf qu’au lieu de parler météo, la discussion vire à la survie. Mathieu raconte sans détour sur RMC : « On a vu le début de la guerre avec les voisins, bah on en a discuté au soir. Et on a été faire des stocks, on a à peu près 1000 litres de côté. » L’homme a ressorti une ancienne cuve à fioul, initialement restaurée pour stocker de l’eau. Destination finale : une réserve massive de carburant, planquée chez lui.

La journaliste le pousse dans ses retranchements sur la légalité du procédé. Sa réponse claque comme un aveu : « Bien sûr que non, on n’a pas le droit, il y a plein de choses qu’on a pas. Ça peut être dangereux. » Mathieu assume totalement. Pour lui, le risque en vaut la chandelle. « On s’est dit bah on va se retrouver encore avec des tarifs qui vont augmenter comme je sais pas quoi, risque de pénurie comme la fois dernière où est-ce que on risque de pas pouvoir aller au travail », explique-t-il.

L’angoisse n’est pas abstraite. Sa femme a vécu le cauchemar en direct lors d’une pénurie antérieure : impossible de rejoindre son travail pendant une semaine entière. Ce souvenir a suffi à transformer l’inquiétude en action radicale. Des allers-retours à la station-service, une cuve clandestine, et voilà comment la peur du lendemain fabrique des délinquants ordinaires.

L’Opération E.Leclerc Qui A Semé L’Espoir… Avant La Désillusion

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Pourtant, des initiatives avaient bien tenté de soulager les portefeuilles. En avril 2025, E.Leclerc frappe un grand coup : carburant à prix coûtant pendant trois jours dans ses 730 stations-service. L’enseigne l’affirme sans détour : « L’enseigne propose aux automobilistes de faire le plein, sans qu’aucune marge ne soit appliquée sur les carburants. » L’opération cible le week-end prolongé des vacances scolaires, du vendredi 18 au dimanche 20 avril. Objectif affiché : offrir « un soutien concret et immédiat » pour que les Français puissent « se déplacer sans subir de pression supplémentaire sur leur pouvoir d’achat ».

Sur le papier, l’aubaine fait rêver. Dans les faits, le réveil est brutal. Les économies réalisées restent modestes, loin de compenser les flambées tarifaires des mois précédents. Mathieu, lui, a fait ses calculs. Il revendique aujourd’hui 13 centimes d’écart au litre grâce à son stock illégal. « L’investissement est rentable », martèle-t-il sur les ondes de RMC. Pour lui, ces quelques centimes gagnés justifient amplement les risques encourus.

Cette opération prix coûtant illustre le paradoxe actuel : même les gestes commerciaux les plus généreux ne suffisent plus à apaiser l’angoisse des automobilistes. Quand la confiance s’effondre, les solutions officielles paraissent dérisoires. Et les initiatives personnelles, même dangereuses, deviennent tentantes.

Le Scénario Catastrophe Qui Hante Les Automobilistes : “Ma Femme N’a Pas Pu Aller Au Travail Pendant Une Semaine”

Derrière ces calculs d’apothicaire se cache un traumatisme bien réel. Mathieu ne stocke pas 1000 litres par simple opportunisme financier. Il se souvient. Lors d’une précédente pénurie, sa femme est restée bloquée une semaine entière, incapable de rejoindre son emploi. « On s’est dit bah on va se retrouver encore avec des tarifs qui vont augmenter comme je sais pas quoi, risque de pénurie comme la fois dernière où est-ce qu’on risque de pas pouvoir aller au travail », explique-t-il dans EstelleMidi.

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