13 juin 2026 Feed v2

Catalogne : un cueilleur illégal de lentisque abattu par un chasseur, révélant un trafic de résine à plusieurs millions d’euros

Un Tir Mortel En Pleine Cueillette : La Scène Du Drame

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Le 21 décembre dernier, près du stade de football de Tarragone, en Catalogne, une balle traverse le dos d’un homme. Il s’écroule parmi les arbustes. Dans ses mains : du pistachier lentisque, cette plante méditerranéenne qu’il était en train de ramasser illégalement.

La zone est autorisée à la chasse. Un chasseur vient de presser la détente, croyant viser du gibier. Mais sa cible était humaine.

La scène est glaçante. Dans cette forêt catalane, à quelques mètres d’un terrain de sport, un homme perd la vie pour une poignée de résine végétale. Les secours ne pourront rien faire. La victime décède sur place, le corps encore penché vers les buissons qu’elle exploitait en toute discrétion.

L’endroit n’a rien d’anodin. Cette zone boisée, prisée des chasseurs locaux, attire aussi une autre catégorie de visiteurs : des cueilleurs clandestins qui viennent récolter ce végétal aux vertus lucratives. Ce jour-là, les deux activités se sont croisées avec une issue tragique.

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Le chasseur réalise immédiatement son erreur. Devant lui, pas un animal, mais un homme abattu d’une balle dans le dos. Un homme qui s’adonnait probablement à un trafic encore méconnu du grand public, mais qui brasse pourtant des sommes considérables dans le bassin méditerranéen.

Le Pistachier Lentisque : Un Trésor Méditerranéen Au Cœur D’un Trafic

Ce végétal que l’homme ramassait n’a rien d’une plante ordinaire. Le pistachier lentisque produit une résine très convoitée par l’industrie cosmétique. Prisée pour ses vertus anti-inflammatoires et cicatrisantes, elle se négocie à prix d’or sur les marchés parallèles.

Derrière cette cueillette apparemment anodine se cache un business juteux. Le trafic de résine de lentisque brasse des dizaines de millions d’euros chaque année en Espagne et dans tout le bassin méditerranéen. Des organisations criminelles se sont spécialisées dans cette économie de l’ombre depuis plusieurs années.

Le mode opératoire est rodé. Des cueilleurs infiltrent les zones naturelles, souvent protégées, pour récolter la précieuse substance. Ils lacèrent les troncs, récupèrent la résine qui s’écoule, puis disparaissent avant d’être repérés. Les quantités prélevées peuvent atteindre plusieurs kilos par sortie.

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