Chaque matin, je le vois sur le banc avec un lapin étouffé et je me demande si je devrais dire quelque chose

Il ne s’agit pas seulement du garçon. Il s’agit du silence qui l’entoure, de la réticence à voir.

Il s’agit du malaise qui grandit chaque jour.

Et le sentiment que je suis le seul à pouvoir parler.

Alors que je me prépare à la réunion, je sens le poids de ce que je pourrais révéler.

Mais le risque de ne rien faire est plus grand.

J’imagine le garçon, toujours sur ce banc, attendant.

L’homme avec le téléphone, toujours regarder.

Le lapin farci, avec son fil caché, témoin silencieux de ce qui se déroule.

Je sais qu’une fois que j’en ai parlé, il n’y a pas de retour en arrière.

Le garçon mérite plus que d’être invisible dans notre communauté.

Il mérite d’être vu, entendu et aidé.

Le silence autour de lui doit être brisé.

Et je sais que c’est moi qui dois faire ce pas.

Même si ça veut dire entrer dans l’inconnu.

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