
L’Accident Mortel En Pleine Nuit Sur La RD 4096
2h04. La RD 4096 traverse Château-Arnoux-Saint-Auban dans un silence de plomb. À cette heure, la route départementale est déserte. C’est précisément dans ce décor nocturne que la nuit du 19 au 20 décembre 2025 bascule dans l’horreur. Un choc violent déchire le calme. Quatre jeunes se trouvent à bord du véhicule accidenté.
L’alerte est immédiate. Les sapeurs-pompiers du Sdis04 reçoivent l’appel en pleine nuit. La scène qui les attend sur place est glaçante : un véhicule immobilisé, des vies en danger. Le temps se fige. Chaque seconde compte désormais dans cette course contre la montre qui vient de s’engager.
Sur la chaussée, les premières constatations révèlent l’ampleur du drame. La violence de l’impact ne laisse aucun doute. Les secours comprennent instantanément qu’ils font face à une intervention d’une gravité exceptionnelle. Quinze sapeurs-pompiers vont être mobilisés pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
La nuit glaciale des Alpes-de-Haute-Provence devient le théâtre d’un ballet de gyrophares. Les équipes convergent vers la RD 4096. L’urgence est absolue.

Une Mobilisation D’Urgence Des Secours
Les gyrophares illuminent la RD 4096. En quelques minutes, quinze sapeurs-pompiers du Sdis04 convergent vers le point d’impact. Trois véhicules de secours et d’assistance aux victimes, un véhicule de secours routier, un chef de groupe et un chef de colonne : l’arsenal déployé témoigne de la gravité de la situation.
Deux équipes médicales du Samu 04 arrivent en renfort. La gendarmerie nationale sécurise les abords. Sur place, le tableau est encore plus sombre que prévu. Les secouristes découvrent une voiture violemment accidentée. À l’intérieur, une victime est coincée dans l’habitacle.
L’opération de désincarcération débute immédiatement. Les sapeurs-pompiers s’activent avec leurs outils de découpe. Chaque geste est précis, méthodique. Il faut extraire la personne prisonnière de la tôle froissée sans aggraver son état. Les médecins du Smur se tiennent prêts à intervenir. La nuit résonne des bruits métalliques des équipements qui s’acharnent sur la carrosserie.
Autour du véhicule, les autres victimes sont prises en charge simultanément. Les secouristes prodiguent les premiers soins. L’ampleur des moyens engagés révèle ce que tous redoutent : la violence du choc a été extrême. Dans le froid de décembre, la course contre la montre atteint son paroxysme.

Le Bilan Tragique : Une Adolescente De 17 Ans Décédée
Le médecin du Smur se penche une dernière fois sur la jeune fille extraite de l’habitacle. Le constat tombe, glacial : décès sur place. Elle avait 17 ans. Une vie entière devant elle, fauchée en pleine nuit sur un ruban d’asphalte des Alpes-de-Haute-Provence.
Les secouristes accusent le coup. Malgré la désincarcération menée dans l’urgence, malgré les gestes techniques parfaitement exécutés, la violence du choc n’a laissé aucune chance à l’adolescente. Son corps est recouvert d’un drap. Autour, le silence se fait plus pesant. Les gyrophares continuent de tourner, indifférents au drame qui vient de se jouer.
Dans le véhicule accidenté, trois autres jeunes attendaient les secours. Quatre passagers au total dans cette voiture. Quatre destins basculés en une fraction de seconde à 2h04 du matin. Les familles seront prévenues dans les heures qui suivent. Pour les parents de la jeune fille, le réveil sera insoutenable.
Sur la RD 4096, les traces de freinage racontent la violence de l’impact. La tôle froissée témoigne de la brutalité du choc. Pendant que les pompiers terminent la sécurisation de la zone, les équipes médicales s’affairent autour des trois survivants. Leur état varie du léger au critique. La nuit est loin d’être terminée pour eux.

Trois Autres Victimes Entre La Vie Et La Mort
Pendant que le corps de l’adolescente est recouvert, les équipes médicales se concentrent sur les survivants. Parmi eux, un jeune homme de 19 ans dans un état critique. Son pronostic vital est engagé. Les médecins du Samu prennent la décision immédiate : évacuation vers un centre hospitalier marseillais. Chaque minute compte. L’hélicoptère décolle dans la nuit, emportant avec lui l’espoir ténu d’une famille.
Dans l’habitacle, deux autres adolescents de 14 ans sont pris en charge. Blessés légers, affirme le bilan officiel. Mais le choc psychologique, lui, est immense. Ils ont vu leur amie mourir. Ils sont évacués vers un hôpital du département, sonnés, le regard vide.
Quatre jeunes dans une seule voiture à 2h04 du matin. La gendarmerie nationale ouvre une enquête pour reconstituer les circonstances exactes du drame. Vitesse excessive ? Perte de contrôle ? Obstacle sur la chaussée ? Les questions s’accumulent sur la RD 4096 encore bouclée par les forces de l’ordre.
Les familles convergent vers les hôpitaux dans l’urgence. Certaines pour identifier un corps. D’autres pour tenir la main d’un survivant entre la vie et la mort. D’autres encore pour rassurer des enfants traumatisés. À Château-Arnoux-Saint-Auban, l’aube se lève sur une communauté sous le choc.