Claude François Junior : sa réticence initiale face à Intermarché et les 10 fois plus d’écoutes qui ont suivi

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Le Spot Intermarché Qui Fait Vibrer Le Monde Entier

Le 6 décembre dernier, Intermarché frappe un coup retentissant. Son nouveau spot publicitaire explose tous les compteurs : près de 600 millions de vues à travers le monde. Un carton planétaire pour l’enseigne française qui a misé sur l’émotion et la nostalgie.

Au cœur de cette publicité, une chanson iconique : Le Mal Aimé, sortie en 1974 par Claude François. Le choix est audacieux, le résultat spectaculaire. Sur les plateformes de streaming, c’est l’explosion : les écoutes du morceau sont multipliées par dix, soit une augmentation vertigineuse de 933%. Un demi-siècle après sa sortie, la chanson du regretté Cloclo conquiert une nouvelle génération d’auditeurs.

Derrière ce succès mondial se cache une décision délicate. Car pour utiliser ce titre légendaire, Intermarché devait obtenir l’accord de Claude François Junior, gardien du patrimoine musical de son père. Une négociation qui n’avait rien d’évident, comme le fils du chanteur l’a confié au Parisien ce 16 décembre.

La proposition arrive par mail. Une collaboration qui promet l’exposition, mais qui soulève aussi des questions pour celui qui veille jalousement sur l’héritage paternel.

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Les Doutes Initiaux De Claude François Junior

Claude François Junior ouvre le mail d’Intermarché. La proposition est là, nette, pour utiliser Le Mal Aimé dans leur prochaine campagne. Mais l’enthousiasme n’est pas immédiat. « J’étais un peu réticent à l’idée de confier une chanson pour une campagne assez courte », avoue-t-il au Parisien.

À ses côtés, sa mère Isabelle Forêt. Elle, grande amatrice des publicités de l’enseigne, perçoit immédiatement le potentiel. Mais son fils hésite. Livrer un titre aussi emblématique de son père pour quelques semaines de diffusion, le calcul semble déséquilibré. L’héritage musical de Claude François mérite mieux qu’une exposition éphémère.

La durée limitée de la campagne bloque la décision. Trop court pour justifier l’utilisation d’un tel monument de la chanson française. Le gardien du patrimoine paternel reste prudent, protecteur. Chaque usage d’une chanson de Cloclo engage sa responsabilité vis-à-vis de la mémoire du chanteur.

Puis vient l’idée de visionner les précédentes publicités de la marque. Sa mère insiste. Claude François Junior accepte de regarder. Ce qu’il découvre change la donne : « J’ai été aussi emballé qu’elle ». La qualité des campagnes précédentes balaie ses réticences. L’émotion est là, authentique, respectueuse.

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Le Déclic Qui Change Tout

L’écran défile. Claude François Junior visionne les anciennes publicités Intermarché. Une après l’autre. Ce qu’il découvre le surprend : des mini-films travaillés, une vraie direction artistique, de l’émotion pure. Pas de racolage commercial, pas de formatage brutal. Juste des histoires qui touchent.

Les campagnes précédentes respirent la qualité. Casting soigné, réalisation léchée, messages universels. La marque ne se contente pas de vendre des produits, elle raconte des moments de vie. Des retrouvailles, des fêtes de famille, des instants suspendus. Exactement le terrain où Le Mal Aimé peut résonner.

Le fils de Cloclo comprend. Cette chanson de 1974, avec sa mélancolie et sa puissance, mérite un écrin à sa hauteur. Et Intermarché semble capable de l’offrir. Les doutes s’effacent. La durée courte de la campagne passe au second plan face à la promesse d’une création soignée.

« J’ai regardé les précédentes et j’ai été aussi emballé qu’elle », confie-t-il. Le revirement est total. Ce qui semblait être une simple proposition commerciale se transforme en opportunité de faire rayonner l’œuvre paternelle. De toucher de nouveaux publics, peut-être même au-delà des frontières.

Claude François Junior donne son accord. Le Mal Aimé rejoindra le spot de Noël. Reste à découvrir le résultat final, ce court-métrage qui promet déjà de marquer les esprits.

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L’Émotion Du Résultat Final

Le spot arrive. Claude François Junior le lance. Quelques minutes plus tard, la larme coule. « J’ai versé ma petite larme à la fin », avoue-t-il sans détour. L’émotion le submerge face à ce qu’Intermarché a créé autour de la chanson de son père.

Le casting est impeccable. La réalisation, millimétrée. L’animation, sublime. Chaque plan raconte quelque chose, chaque regard porte une intention. Le Mal Aimé s’intègre parfaitement dans ce récit visuel, comme si la chanson avait été écrite pour ce moment précis. La publicité transcende son objectif commercial pour devenir un véritable court-métrage.

« C’est une belle histoire, servie par un superbe casting, parfaitement dirigée », détaille le fils de Cloclo. Il mesure la portée de cette collaboration : la chanson rayonne désormais au-delà des frontières françaises. 600 millions de vues dans le monde entier. Des générations qui n’avaient jamais entendu Le Mal Aimé la découvrent aujourd’hui.

« La publicité est décidément un magnifique vecteur d’émotion. Celle-ci fait connaître la chanson dans le monde entier », conclut-il. Son pari est gagné : confier ce morceau iconique n’était pas un simple deal commercial, mais une transmission. Une façon de perpétuer l’héritage paternel auprès d’un public planétaire.

Les réticences initiales appartiennent au passé. Place à la fierté d’avoir participé à ce phénomène viral qui réhabilite une œuvre de 1974 dans l’ère digitale.