
Le Concours Qui A Dégénéré : Quand TikTok Pousse Au Pire
La scène est ahurissante. Sur TikTok, des parents filment leur bébé d’un an en train de hurler pendant qu’ils semblent lui tatouer le bras avec un pistolet à encre. Leur objectif ? Remporter un concours organisé par Mellstroy, streamer biélorusse connu pour ses défis toujours plus extrêmes.
Le principe était simple, et redoutablement efficace : créer la vidéo la plus « incroyable » pour décrocher un appartement d’une valeur de plus de 60 000 dollars, soit environ 51 000 euros. Une somme colossale, promise dans le cadre d’une campagne de promotion pour un casino en ligne. Pour des parents lourdement endettés, c’était l’occasion rêvée de sortir de l’impasse financière.
Mellstroy a bâti sa notoriété sur des challenges qui repoussent les limites du bon goût et de la décence. Ses followers le savent : pour attirer son attention et celle de sa communauté, il faut marquer les esprits. Frapper fort. Choquer, même.
Ce couple a choisi de franchir la ligne rouge. Dans leur quête désespérée de victoire, ils ont mis en scène leur propre enfant dans une séquence qui allait déclencher une vague d’indignation sans précédent.

La Vidéo Qui Glace Le Sang : Un Bébé D’un An « Tatoué » En Direct
Pour ce couple lourdement endetté, c’était maintenant ou jamais. Ils devaient frapper fort, se démarquer parmi des milliers de participants prêts à tout pour décrocher l’appartement. Alors ils ont filmé l’impensable.
La scène dure quelques secondes, mais elle suffit à glacer le sang. On y voit leur bébé d’un an, le bras maintenu, pendant qu’un pistolet à encre semble lui graver la peau. L’enfant hurle. Ses cris déchirants résonnent dans la vidéo, insoutenables. Les parents, eux, poursuivent leur geste, concentrés sur leur mise en scène macabre.
Leur calcul était simple : choquer Mellstroy et ses millions de followers. Créer le buzz absolu. Devenir viraux à tout prix. Dans leur esprit, cette vidéo allait forcément attirer l’attention du streamer. Comment pourrait-il ignorer un tel contenu ? Comment sa communauté pourrait-elle passer à côté ?
Ils avaient raison sur un point : la vidéo a bien attiré l’attention. Mais pas celle qu’ils espéraient. En quelques heures, leur « performance » allait déclencher une tempête d’indignation qui dépasserait largement les frontières de TikTok.

Tollé Général : Quand La Vidéo Embrase Les Réseaux
La communauté de Mellstroy n’a pas applaudi. Elle a explosé de rage.
En quelques minutes, les commentaires affluent sous la vidéo. L’indignation est unanime. « C’est de la maltraitance », « Ils méritent la prison », « Comment peut-on faire ça à son propre enfant ? ». Les viewers du streamer, pourtant habitués aux défis extrêmes, ne reconnaissent plus les limites. Là, la ligne rouge est franchie.
Les signalements se multiplient à une vitesse folle. Des centaines d’internautes cliquent sur le bouton « Signaler », exigeant le retrait immédiat du contenu. La vidéo devient virale, mais pour toutes les mauvaises raisons. Elle circule au-delà de TikTok, partagée avec dégoût sur Twitter, Facebook, Instagram.
Les médias russes s’emparent de l’affaire. Les titres sont sans appel : « Des parents tatouent leur bébé pour un concours », « La folie des réseaux sociaux atteint un nouveau sommet ». Les journaux locaux, puis nationaux, relaient la séquence. L’opinion publique est sous le choc.
Et puis les autorités réagissent. Les services de protection de l’enfance russes reçoivent des dizaines d’alertes. Impossible d’ignorer ce torrent d’accusations. Une enquête est ouverte. Les parents vont devoir s’expliquer, justifier l’injustifiable. La course au buzz vient de se transformer en cauchemar judiciaire.

« C’était Un Faux » : Les Parents S’expliquent, La Justice S’en Mêle
Acculés, les parents finissent par parler.
« Nous n’avons pas tatoué l’enfant, nous avons seulement fait semblant », déclare la mère au quotidien russe Izvestia. L’inscription ? Tracée avec un simple stylo gel noir. La machine à tatouer ? Sans aiguille. « Nous pensions que personne ne pourrait croire que c’était vrai pour un bébé d’un an. »
Une défense qui tombe à plat. Les internautes ne décolèrent pas. Faux ou pas, instrumentaliser les pleurs d’un nourrisson pour un concours reste indéfendable. D’ailleurs, le couple justifie ces hurlements par la fatigue, et non par la douleur. Un argument qui convainc peu.
Les services de protection de l’enfance russes ne se contentent pas d’explications. Une évaluation des conditions de vie de la famille est lancée. Objectif : déterminer si un suivi social s’impose. L’affaire bascule du virtuel au réel, avec des conséquences tangibles pour cette famille lourdement endettée.
Même Mellstroy prend ses distances. Le streamer annonce qu’il n’acceptera désormais plus aucune vidéo mettant en scène des enfants. Il qualifie ce type de contenu d’« immoral ». Un revirement tardif, mais net. La machine à buzz qu’il a lui-même alimentée se retourne contre ses propres créateurs.