22 juin 2026 Feed v2

Croissant ordinaire : pourquoi votre boulanger grimace quand vous utilisez cette expression

Le Ras-Le-Bol D’un Boulanger Face À Une Demande Récurrente

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La scène se répète plusieurs fois par jour dans sa boulangerie de Dreux. Un client pousse la porte, s’approche du comptoir, observe les viennoiseries dorées alignées derrière la vitrine. Puis vient la phrase qui exaspère le patron de la boulangerie Wulbrecht : « Je voudrais un croissant ordinaire. »

Ce boulanger n’en peut plus. Il a décidé de briser le silence sur Facebook pour dénoncer cette demande qui le hérisse. « Certains clients me demandent des fois un croissant ‘ordinaire’ », raconte-t-il. « Mais au fond ces clients mal informés savent-ils exactement ce qu’est un croissant ‘ordinaire’ ? Non, ils l’ignorent complètement. »

Quand l’artisan pose la question à ces clients, la réponse tombe invariablement : le croissant ordinaire serait moins gras que celui au beurre. Une croyance tenace qui fait bondir les professionnels. Car derrière ce terme « ordinaire » se cache une réalité bien différente de ce que les consommateurs imaginent.

Le boulanger ne supporte plus cette confusion entretenue depuis des années. Pour lui, cette demande révèle surtout une méconnaissance totale des produits que les Français consomment pourtant quotidiennement. Près de 42 % d’entre eux franchissent le seuil d’une boulangerie au moins tous les deux jours, sans vraiment savoir ce qu’ils achètent.

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La Vérité Sur La Différence Entre Croissant Au Beurre Et “Ordinaire”

Cette confusion autour du « moins gras » repose sur une méconnaissance totale de la réalité. Le boulanger de Dreux brise l’illusion : « La différence entre un croissant au beurre et un ordinaire, est juste dans la matière grasse utilisée pour sa fabrication : du beurre pour le croissant au beurre (facile) ou de la margarine dans le croissant ordinaire (et là ça se complique !) »

La révélation tombe comme un couperet. Ces deux ingrédients affichent exactement la même teneur en matière grasse : entre 80 et 84 %. Aucune différence calorique, aucun avantage diététique. Le croissant à la margarine n’est pas plus léger, contrairement à ce que répètent les clients depuis des années.

« Pour le beurre, c’est facile, on utilise (et cela depuis près de 6500 ans) la matière grasse du lait de vache », explique l’artisan. Une simplicité ancestrale, un produit noble dont la composition ne cache rien. Le beurre, c’est du lait transformé. Point final.

« Pour la margarine, c’est beaucoup plus compliqué, mais surtout ‘opaque’ », poursuit-il. Derrière ce terme « ordinaire » se dissimule une composition bien moins transparente que celle du beurre traditionnel. Un constat qui ouvre la porte sur une réalité que peu de consommateurs soupçonnent lorsqu’ils commandent leur viennoiserie matinale.

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