La lumière du matin filtre à travers les rideaux, doux mais inébranlable.
Mark est déjà parti, étant parti tôt pour travailler.
La maison se sent plus vide que d’habitude, l’absence de sa présence plus visible maintenant.
Je fais la routine matinale, je mange et je change le bébé, les tâches mécaniques et réconfortantes dans leur familiarité.
Pourtant, sous la surface, mon esprit est une tempête de pensées, essayant de prédire le résultat du test ADN.
Est-ce qu’il va valider son doute, ou nous ramener ensemble ?
Chaque scénario joue dans mon esprit, aucun n’offrant une voie claire vers l’avant.
Je me retrouve à regarder mon reflet dans le miroir de la salle de bains, à chercher des réponses à mes propres yeux.
Et si le test révèle quelque chose d’inattendu ?
La pensée m’envoie un frisson dans la colonne vertébrale.
À l’extérieur, les oiseaux crient, ignorant les troubles qui se produisent à l’intérieur de ces murs.
La normalité de tout ça est presque cruelle.
J’essaie d’appeler Mark, mais ça passe directement au répondeur.
Un sentiment de frustration se répand en moi, mais je le pousse vers le bas, en se concentrant plutôt sur les nécessités de la journée.
Le temps semble s’étirer et se contracter, les minutes à la fois traînant et volant.
Je vérifie mon téléphone à plusieurs reprises, même si je sais que l’appel est prévu pour l’après-midi.
L’anticipation est presque insupportable.
Quand le bébé fait la sieste, je suis assis près de la fenêtre, regardant le monde dehors.
Les voitures passent, les gens passent, chacun est absorbé dans sa propre vie.
C’est un rappel que la vie continue, quel que soit le chaos à l’intérieur.
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