Ce n’était pas la première fois que je remarquais la tension entre les volontaires de longue date et les nouveaux arrivants.
Mais cela semblait différent, plus délibéré.
L’homme qui a versé le café avait des liens, et tout le monde le savait.
Les dons de sa famille au centre lui accordaient une certaine immunité, un laissez-passer que d’autres, comme le vétéran, n’avaient pas.
Je me demandais si cet incident serait géré tranquillement, balayé sous le tapis comme tant d’autres choses.
Les paroles de mon superviseur m’ont fait écho, un rappel pour ne pas remuer les ennuis.
Le silence du vétéran a pesé sur moi.
Pourquoi il n’a pas parlé ?
Pourquoi personne d’autre ?
C’était comme si nous étions tous complices dans cette hiérarchie non parlée.
Je me suis trouvé en train de remettre en question mon rôle.
Était-ce suffisant pour faire mon travail, pour que le centre fonctionne bien ?
Ou ai-je eu la responsabilité de faire plus, de parler ?
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