Les jours passent lentement après cet incident, chacun se déplaçant dans le suivant.
Le magasin se sent différent maintenant, un lieu d’inconfort où les murs semblent se fermer.
J’évite de regarder Mark, conscient de sa présence tout en essayant de l’ignorer.
La sensation de déchirement dans mon estomac n’a pas diminué, un rappel constant de ma position précaire.
Les clients viennent et vont, certains familiers, d’autres nouveaux, tous ignorants des sous-courants sous la surface.
J’essaie de me concentrer sur les tâches à portée de main, de vérifier l’inventaire, d’organiser des étagères, de petites choses qui gardent mon esprit occupé.
Mais il est impossible d’échapper à la réunion du conseil d’administration.
Chaque fois que la pensée me traverse l’esprit, mon cœur bat un peu plus vite, un tambour constant d’anxiété.
Le téléphone sonne de temps en temps, un bruit qui brise la monotonie.
J’hésite à chaque fois, craignant que ce soit un autre membre de la famille qui essaie de me joindre.
