Le Compte Bloqué, Mais Pas Pour Tout : La Règle Méconnue Qui Sauve Les Familles
La scène est glaçante. Un proche vient de disparaître. Entre le choc et le chagrin, il faut organiser les obsèques. Vite. Mais comment payer les pompes funèbres quand la banque vient de bloquer tous les comptes du défunt ?
Dès qu’une banque reçoit l’acte de décès, elle agit immédiatement : gel total des comptes. Impossible de retirer un euro, impossible d’effectuer le moindre virement. Cette mesure protège la succession. Elle garantit que l’argent sera correctement réparti entre les héritiers. Personne ne peut se servir avant le règlement officiel.
Pourtant, les familles se retrouvent coincées. Les funérailles ne peuvent pas attendre des semaines. Les entreprises de pompes funèbres réclament leur règlement rapidement. Et la facture grimpe vite : cercueil, transport, cérémonie, inhumation ou crémation.
Heureusement, la loi française a prévu cette situation. Elle autorise une exception cruciale au blocage des comptes. La banque peut débloquer l’argent du défunt pour régler directement les frais funéraires. C’est légal, encadré, et ça évite aux proches d’avancer toute la somme.
Cette dérogation concerne le compte courant, mais aussi les livrets d’épargne comme le Livret A. L’essentiel : que l’argent soit disponible sur les comptes du défunt. La banque utilise ces fonds pour payer l’entreprise de pompes funèbres, sans attendre l’ouverture de la succession chez le notaire.
Un mécanisme salvateur pour les familles confrontées à l’urgence, qui mérite d’être connu. Mais jusqu’à quel montant exactement ?
5 910 Euros : Le Plafond Qui Change Tout
Le montant tombe comme un couperet : 5 910 euros maximum. C’est le plafond légal fixé par l’arrêté du 7 mai 2015 pour débloquer l’argent du défunt destiné aux obsèques.
Pourquoi ce chiffre précis ? Parce qu’il couvre la grande majorité des funérailles en France. Le coût moyen d’une cérémonie oscille entre 4 000 et 5 000 euros. Cercueil, transport du corps, mise en bière, inhumation ou crémation : tout entre dans cette fourchette. Le plafond légal offre donc une marge confortable pour la plupart des familles.
