Les jours semblaient s’estomper, chacun portant un sentiment d’inévitabilité que je ne pouvais pas définir.
Je me suis retrouvé à faire défiler des photos sur mon téléphone, de vieux souvenirs qui semblaient appartenir à une autre vie.
Son visage me sourit dans des moments plus heureux.
Chaque image rappelait ce qui était autrefois, maintenant remplacé par le vide.
Les courriels de son avocat n’étaient toujours pas lus, ce qui témoigne de ma réticence à plonger dans le jargon juridique qui était devenu une partie de ma nouvelle réalité.
Je ne pouvais pas m’y amener, craignant le détachement clinique qui me reverrait.
Au lieu de ça, je me suis concentré sur les tâches banales de la vie quotidienne, espérant qu’ils nuiraient au bruit.
Mais chaque tâche portait son propre poids.
La salle de gym n’était plus un endroit pour se détendre, mais un endroit où je me suis battu contre les fantômes des insuffisances.
Les poids semblaient plus lourds, le tapis roulant plus long.
