La Disparition : Deux Mois Sans Nouvelles
4 janvier 2026. Ce samedi-là, Savanah Penot franchit les portes de la Maison départementale de l’enfance Simone-Veil à Ahuy, près de Dijon. Depuis, plus aucun signe de vie. L’adolescente de 16 ans s’est volatilisée dans la nature, laissant derrière elle un silence total qui dure maintenant depuis plus de 60 jours.
C’est seulement ce vendredi 13 mars que la gendarmerie de la Côte-d’Or décide de frapper fort : un appel à témoins est diffusé sur les réseaux sociaux. Deux mois d’absence pour une mineure placée en structure d’accueil. Le temps file, l’inquiétude grandit.
La scène est glaçante dans sa banalité : une adolescente quitte son lieu de placement un après-midi d’hiver. Personne ne se doute alors que les jours vont s’enchaîner sans nouvelles. Janvier s’achève, février défile, mars arrive. Savanah reste introuvable.
Les enquêteurs le savent : chaque heure compte dans ce type de disparition. Mais la situation de cette jeune fille complique l’équation. Son profil particulier explique en partie pourquoi l’alerte publique intervient seulement maintenant, après des semaines d’investigations discrètes.
Un Profil À Risque : Les Fugues À Répétition
Les gendarmes lâchent un mot qui change tout : Savanah « fugue régulièrement ». Cette précision explique pourquoi l’appel à témoins arrive deux mois après sa disparition. Pour les enquêteurs habitués à ses départs impromptus, la frontière entre fugue classique et vraie disparition reste longtemps floue.
La Maison départementale de l’enfance Simone-Veil connaît bien ce scénario. Des adolescents placés qui s’évaporent quelques jours avant de réapparaître. Un cycle que Savanah a déjà reproduit par le passé. Mais cette fois, le retour ne s’est jamais produit.
Son statut de mineure sous protection de l’enfance ajoute une couche de complexité. Placée en institution spécialisée, elle fait partie de ces jeunes fragilisés qui oscillent entre besoin d’encadrement et envie d’échapper au système. Les fugues répétées témoignent d’un mal-être profond, d’une quête désespérée d’autre chose.
Soixante jours sans nouvelles. Le délai devient anormal, même pour une habituée des disparitions temporaires. C’est ce basculement qui pousse finalement la gendarmerie à solliciter le public. Derrière les statistiques de fugues, il y a une adolescente de 16 ans dont personne ne sait plus rien depuis janvier. Et une piste récente, fragile, qui pourrait tout changer.
