J’évite de regarder la liste d’invitation pour le prochain gala, redoutant qui pourrait être là et combien de temps il faudra avant que quelque chose d’autre éclate des façades autrement polies.
L’air est lourd avec ce qu’il n’a pas dit, et je ne sais pas qui brisera le silence d’abord.
Chaque jour depuis le gala, j’ai rejoué la scène dans mon esprit.
Sa musique, son plaidoyer, la façon dont la pièce retenait son souffle.
Et puis, le retour rapide à la normale, comme si rien n’était arrivé.
Mais quelque chose s’était passé.
Quelque chose qui ne pouvait pas être vu ou inconnu.
Je le sens chaque fois que je passe devant le piano, témoin silencieux des événements du soir.
C’est comme un fantôme qui s’attarde, refusant d’être oublié.
La rencontre avec le directeur m’arrive comme un nuage de tempête.
Je sais que je dois être prêt, avoir des réponses.
Mais que puis-je dire qui n’a pas déjà été dit?
Je me demande s’ils le voient aussi, la fissure dans la façade, l’imminence momentanée dans l’illusion soigneusement construite.
Ou si, comme la plupart, ils choisissent de regarder loin, d’ignorer ce qui ne correspond pas au récit.
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