La France Se Positionne Sur L’Escalade Au Moyen-Orient
La tension monte d’un cran au Proche-Orient. Emmanuel Macron a dénoncé ce jeudi une « attaque inacceptable » contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays. Une condamnation ferme, formulée après des échanges téléphoniques avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.
Sur X, le président français martèle sa position : « La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région. » Il insiste sur le « rôle clé de stabilisation au sud du Liban » joué par la Finul, force de maintien de la paix aujourd’hui prise pour cible.
L’Irak devient un point de cristallisation majeur. Après l’attaque par des drones de l’aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud du pays, Macron a exprimé sa « pleine solidarité » au Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani. « J’ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l’Irak ne soit pas entraîné dans le conflit », a-t-il affirmé, ajoutant que la stabilité de ce pays « est essentielle pour toute la région ».
Paris ne se contente pas de mots. Un porte-hélicoptères amphibie français fait route vers la Méditerranée orientale pour « compléter le dispositif » militaire. La diplomatie d’urgence s’accompagne de moyens concrets face à un embrasement qui gagne du terrain.
L’Iran Riposte Et Les Attaques Se Multiplient
Les moyens militaires se déploient tandis que les frappes s’intensifient. Vendredi soir, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé tirer une nouvelle salve de drones et missiles « contre des cibles dans les territoires occupés et des bases américaines dans la région ». Au septième jour de représailles à l’offensive israélo-américaine lancée le 28 février pour tuer le guide suprême Ali Khamenei, la télévision d’État iranienne diffuse l’information sur une musique martiale.
L’Irak subit de plein fouet cette escalade. Une attaque de quatre drones a visé une base militaire à l’aéroport de Bagdad, abritant une mission diplomatique américaine. « Au moins deux des drones se sont écrasés dans l’enceinte de la base », précise un responsable sécuritaire. Plus au nord, une forte explosion secoue Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Une colonne de fumée s’élève d’un hôtel. Les témoins décrivent une scène de chaos.
La police israélienne lance une alerte inédite. Elle met en garde contre l’utilisation de bombes à sous-munitions par l’Iran lors de ses frappes. Des images AFP montrent jeudi soir une nuée de projectiles incandescents tombant vers le sol dans le centre d’Israël. « Elles sont conçues pour libérer sur une zone un nombre important de petites charges explosives », explique un technicien en déminage. Le danger : une partie n’explose pas à l’impact et peut faire des victimes dans la durée. La menace s’étend, les armes se sophistiquent.
Le Golfe Paralysé, Le Pétrole S’Envole
