L’Annonce Choc : Un One Man Show Sur L’Affaire Pélicot
Samedi 7 mars. Sur TikTok, une vidéo apparaît. Florian Pélicot, comédien et fils de Gisèle Pélicot, annonce qu’il travaille sur un spectacle. Mais pas n’importe lequel : un seul-en-scène inspiré du procès de son père, Dominique Pélicot, condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir violé, drogué et livré son épouse à plus de cinquante hommes pendant une dizaine d’années.
En légende, la question qui fâche : « Est-ce qu’on peut rire de tout ? Quand j’explique que j’écris un one man show sur le procès de mon père ». Dans la vidéo, il fait du playback sur un audio provocateur : « En fait ça paraît un peu brouillon, un peu cinglé, mais en fait ça ne l’est pas du tout ».
La réaction est immédiate. En quelques heures, la vidéo explose : plus de 100 000 vues. L’espace commentaires s’enflamme. Le malaise est palpable. Comment peut-on envisager de rire d’une affaire aussi glaçante ? L’initiative divise, choque, interroge. Pour certains, c’est un exutoire légitime. Pour d’autres, une ligne rouge vient d’être franchie. Le débat est lancé, violent et passionné.
La Déferlante De Critiques
L’espace commentaires vire au tribunal. Les accusations fusent, brutales. « Décidément vous êtes tous en quête de lumière et de reconnaissance dans cette fratrie », écrit un utilisateur. Un autre enfonce le clou : « C’est de famille de vouloir devenir une star ». La formule fait mouche, cruelle.
Les reproches se multiplient. « Pourquoi M. Pélicot tout ce cinéma ici ça fait glauque », « Maintenant c’est le fils qui fait son cinéma ». Le ton monte. Pour ces internautes, le message est clair : on ne tire pas de visibilité d’un drame familial. Encore moins quand il s’agit de viols en réunion, de soumission chimique, de cinquante accusés.
Le malaise ne porte pas sur l’humour en général. Il vise cette initiative précise, à ce moment précis. Quelques mois après le verdict, alors que l’affaire reste une plaie ouverte pour des milliers de victimes de violences sexuelles, l’annonce sonne comme une provocation. Certains y voient une récupération, d’autres une recherche d’attention mal placée.
Pourtant, tous les commentaires ne condamnent pas. Certaines voix dissidentes commencent à émerger. Elles rappellent que l’humour peut être un exutoire face au trauma. Que Florian Pélicot est lui aussi une victime de cette affaire. Et qu’il a peut-être le droit de raconter son histoire comme il l’entend.
La Contre-Attaque Et La Défense
