
L’Hospitalisation D’Urgence De François Bayrou
La nouvelle tombe ce lundi 15 décembre : François Bayrou est hospitalisé. L’ancien Premier ministre, 74 ans, a été pris en charge d’urgence au centre hospitalier de Pau. Le diagnostic est sans équivoque : une « grippe très sévère » qui nécessite un suivi médical rapproché.
L’état de santé de l’édile béarnais « s’améliore », précise la mairie dans un communiqué. Mais la gravité de la situation impose une surveillance prolongée. Les équipes médicales vont garder l’ancien chef du gouvernement « pendant encore quelques jours ». Une hospitalisation qui n’a rien d’anodin pour un homme de son âge.
Les conséquences sont immédiates. Son agenda de la semaine : totalement annulé. François Bayrou ne pourra pas présider le conseil municipal prévu ce lundi. Ni participer au Conseil communautaire programmé jeudi. Le maire de Pau, habituellement présent sur tous les fronts, doit marquer le pas.
Cette hospitalisation intervient à un moment charnière. Pressenti pour briguer un troisième mandat lors des élections municipales de mars prochain, Bayrou n’a toujours pas officialisé ses intentions. Cette grippe sévère vient brutalement suspendre le cours de sa vie politique locale, quelques mois seulement après sa chute de Matignon en septembre dernier.

Les Premiers Signes De La Maladie
Pourtant, la grippe ne l’a pas pris par surprise. Dix jours plus tôt, le 5 décembre, François Bayrou participait à un forum citoyen à Pau. Ce jour-là, devant les habitants, il avait déjà fait savoir qu’il était grippé, rapporte La République des Pyrénées.
Une révélation publique qui semblait anodine sur le moment. Le maire poursuivait ses activités, assurait ses engagements. Mais entre cette annonce et l’hospitalisation du 15 décembre, la maladie a progressé. Insidieusement d’abord, puis de manière plus brutale.
Cette dégradation progressive raconte l’évolution classique d’une grippe sévère chez une personne de 74 ans. Les premiers symptômes, supportables, peuvent rapidement basculer vers des complications nécessitant une prise en charge hospitalière. Le virus ne pardonne pas aux organismes fragilisés.
Dix jours : c’est le délai qui sépare les premiers signes publics de la maladie de l’admission au centre hospitalier. Une période durant laquelle l’état de François Bayrou s’est suffisamment aggravé pour qu’une hospitalisation devienne incontournable. La « grippe très sévère » diagnostiquée n’est pas le simple refroidissement évoqué début décembre.
L’ancien Premier ministre rejoint ainsi la longue liste des Français terrassés par cette épidémie qui gagne du terrain partout dans l’Hexagone.

Une Épidémie De Grippe Qui Frappe La France
L’hospitalisation de François Bayrou n’a rien d’un cas isolé. La France traverse une vague grippale d’une ampleur inhabituelle. Selon le bulletin du 10 décembre de Santé publique France, l’activité grippale était « en forte augmentation » début décembre dans tout le pays.
Les chiffres officiels sont sans appel : toutes les régions hexagonales sont passées en niveau d’alerte épidémie. Seule la Corse fait encore exception, en phase de pré-épidémie. Partout ailleurs, les hôpitaux voient affluer les malades, les cabinets médicaux croulent sous les consultations.
Cette montée en puissance du virus touche particulièrement les personnes âgées et fragiles. À 74 ans, l’ancien Premier ministre entre précisément dans cette catégorie à risque. Son cas illustre la dangerosité d’une grippe qui, loin d’être un simple rhume hivernal, peut basculer vers des complications graves.
Les équipes médicales du centre hospitalier de Pau le savent. Elles assurent désormais le suivi quotidien de leur patient le plus médiatique, conscientes que cette grippe « très sévère » nécessite une surveillance rapprochée pendant plusieurs jours encore.
Pour François Bayrou, cette hospitalisation tombe au pire moment. Son agenda bouleversé, ses engagements annulés : la maladie frappe aussi sa vie politique locale.

Les Conséquences Immédiates Sur Son Mandat
L’agenda de François Bayrou est désormais vide. Le conseil municipal de ce lundi 15 décembre se tiendra sans son maire. Le Conseil communautaire prévu jeudi devra aussi composer avec son absence. Toute la semaine est annulée, rayée du calendrier.
Pour le maire de Pau depuis 2014, cette hospitalisation bouleverse bien plus qu’un simple planning. Elle frappe en plein cœur une période charnière : les élections municipales approchent en mars. François Bayrou est pressenti pour briguer un troisième mandat, mais il n’a toujours pas officialisé ses intentions.
Ce silence commence à peser. Dans les couloirs de la mairie, dans les rangs de sa majorité, les questions se multiplient. Va-t-il se représenter ? Cette hospitalisation va-t-elle l’affaiblir ? Les adversaires guettent déjà le moindre signe de fragilité.
La maladie ne choisit jamais son moment. Pour l’ancien Premier ministre, elle surgit à l’instant précis où chaque apparition publique compte, où chaque décision politique se scrute. Les « quelques jours » de surveillance médicale évoqués par la mairie peuvent sembler courts. En politique locale, à trois mois d’une échéance électorale majeure, ils pèsent lourd.
Le centre hospitalier de Pau veille sur sa santé. Mais c’est son avenir politique qui, lui aussi, reste en suspens.