Garder mon souffle comme notre fille prend la scène tandis que les ombres de la vie Linger lourd sur nos épaules

Les applaudissements s’effacent, et ma fille recule du micro, son visage rayonnant d’un mélange de soulagement et d’exaltation. Je peux sentir la fierté enfler dans ma poitrine, poussant contre la douleur toujours présente.

Elle regarde vers nous, ses yeux regardant la foule peu éclairée jusqu’à ce qu’ils trouvent le nôtre. Un petit noeud presque imperceptible est échangé, une reconnaissance silencieuse de tout ce qui n’a pas été dit.

À côté de moi, mon épouse essuie une larme, une rare manifestation d’émotion que nous gardons habituellement à portée de main.

« Elle l’a fait », murmurent-ils, voix à peine audible sur les échos persistants de la dernière note.

Nous savons tous les deux que ce moment est éphémère, mais c’est une victoire, un petit triomphe face à tout ce qui se sent accablant.

Le groupe commence à emballer, les matelots se déplaçant avec une efficacité pratique à mettre en place pour le titrer. Le bavardage autour de nous grandit, les gens se déplacent dans leurs sièges, anticipent la construction à nouveau.

Notre fille fait son chemin hors de la scène, tissant à travers la foule vers nous. Ses amis et fans l’arrêtent en lui offrant des câlins et des félicitations, et elle sourit gracieusement, bien que je puisse voir l’épuisement dans ses yeux.

Enfin, elle nous rejoint, s’écroulant dans un câlin qui se sent comme à la maison, en sécurité et au chaud.

« Tu étais incroyable, » je dis, la tenir serrée, espérant que l’étreinte transmet tout ce que les mots ne peuvent pas.

Elle recule, les yeux brillants, malgré la lassitude qu’elle tire aux coins.

« Merci, maman », répond-elle, sa voix est stable mais douce.

Nous nous attardons un instant, pris entre le passé et l’avenir incertain, la musique et le silence, le connu et l’inconnu.

La vedette prend la scène, les lumières s’évanouissent à nouveau, et la foule éclate de joies. Nous restons un peu plus longtemps, laissant la musique se laver sur nous, les vibrations un confort, une distraction des pensées qui entourent sans fin.

Pourtant, comme la nuit s’approfondit, nous savons que nous devons partir bientôt. Demain se profile avec ses promesses et ses incertitudes, et nous devons nous reposer, pour rassembler des forces pour ce qui vient ensuite.

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