Face à la progression préoccupante de plusieurs cas d’hantavirus des Andes liés au navire MV Hondius, les autorités françaises ont décidé de renforcer immédiatement leur arsenal sanitaire.

Un décret publié au Journal officiel instaure désormais des mesures exceptionnelles de quarantaine et d’isolement afin de prévenir toute transmission de ce virus rare capable, dans certains cas, de se transmettre entre humains.
Depuis plusieurs jours, les autorités sanitaires européennes suivent avec une attention particulière l’évolution d’un cluster d’hantavirus des Andes apparu à bord du navire de croisière MV Hondius. En France, une première contamination a été confirmée chez une passagère rapatriée du bateau.
Hospitalisée à l’hôpital Bichat à Paris, la patiente a vu son état de santé se dégrader dans la nuit du 10 au 11 mai. Cette situation a conduit le gouvernement français à déclencher un dispositif sanitaire renforcé destiné à limiter tout risque de propagation du virus sur le territoire national.
L’hantavirus des Andes suscite une vigilance particulière des autorités en raison d’une caractéristique rare parmi les hantavirus : la possibilité d’une transmission interhumaine. Même si ce mode de contamination reste exceptionnel, il pousse les autorités à appliquer des mesures de prévention strictes.
Le décret publié au Journal officiel le 11 mai 2026 vise ainsi à encadrer précisément le retour en France des personnes potentiellement exposées lors de leur présence à bord du MV Hondius.
Une quarantaine obligatoire pouvant durer 42 jours

Le texte officiel, signé le 10 mai 2026 par Sébastien Lecornu sur proposition de Stéphanie Rist, est entré en application immédiatement.
Le décret concerne toutes les personnes ayant séjourné à bord du MV Hondius entre le 1er avril et le 10 mai 2026. Dès leur arrivée sur le territoire français, ces voyageurs doivent être placés en quarantaine dans un établissement de santé afin de subir une évaluation médicale et épidémiologique complète.
Les autorités sanitaires prévoient ensuite, selon les résultats des examens, un maintien en quarantaine ou un placement à l’isolement pour une durée totale pouvant atteindre 42 jours, correspondant à la période maximale d’incubation estimée pour ce virus.
Le gouvernement souhaite ainsi surveiller étroitement l’apparition de symptômes éventuels et empêcher toute chaîne de transmission au sein de la population.