Les files devant certaines stations-service et la hausse des prix à la pompe semblent faire réfléchir les Français. Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les automobilistes reconsidèrent, en effet, leurs choix et la voiture électrique s’impose progressivement comme une alternative crédible. Cette inflexion se lit dans les chiffres, mais aussi dans les stratégies des constructeurs.
Sur le marché du neuf, la progression est tangible. En mars, la part de marché des véhicules électriques a atteint 28 %, avec 112 086 unités vendues, retrouvant son plus haut niveau historique. Sur le premier trimestre, elle se maintient à 28 % pour les modèles 100 % électriques, et à 33 % en incluant les hybrides rechargeables. Une dynamique en partie portée par Tesla, qui a multiplié par trois ses ventes sur un an grâce à d’importantes promotions.
Le constructeur américain, très exposé aux particuliers, retrouve ainsi des volumes après une année 2025 marquée par des difficultés commerciales et fiscales et les polémiques sur les positions politiques de son PDG Elon Musk. Pour autant, les professionnels appellent à la prudence. L’impact direct de la hausse des carburants reste difficile à isoler, et pourrait relever davantage d’un effet d’opportunité que d’un basculement structurel. Le véritable signal se situe ailleurs : sur le marché de l’occasion.
