Inflation : une Britannique facture 21,50 € par personne à sa famille pour Noël et dégage 56 € de bénéfice

Image d'illustration © Buzzday
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Une Britannique Facture 21,50 € Par Tête Pour Son Réveillon De Noël

La scène se passe sur Instagram, fin novembre. Whitney Ainscough, 32 ans et 200 000 abonnés au compteur, publie une vidéo qui va mettre le feu aux poudres. Son annonce ? 23 dollars par personne pour le réveillon de Noël chez elle. Oui, vous avez bien lu : cette mère de famille britannique fait payer ses convives pour partager la table des fêtes.

L’audace de la démarche frappe d’emblée. Whitney ne s’excuse pas, ne se justifie pas dans les grandes largeurs. Elle expose simplement les faits : « Pour Noël, je double la mise à 23 dollars – à Noël, on fait beaucoup plus de choses. » Car cette pratique n’a rien d’exceptionnel chez elle. Depuis des mois déjà, elle facture 11 dollars le déjeuner dominical en famille. Un tarif qu’elle juge « simple et correct ».

Les réactions ne se font pas attendre. Entre stupéfaction, indignation et soutiens surprenants, la vidéo fait le buzz. Certains crient au scandale, d’autres applaudissent la transparence. Dans les commentaires, ça débat ferme : faire payer sa famille pour Noël, est-ce du pragmatisme ou de la pingrerie ?

Whitney, elle, assume totalement. Pas question de faire marche arrière. Pour cette trentenaire aux finances surveillées de près, l’inflation ne pardonne pas. Et si recevoir coûte cher, pourquoi ne pas partager la note ?

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Les Raisons Assumées D’une Pratique Controversée

Derrière cette décision qui choque, Whitney a ses raisons. Et elle les expose sans détour. Tout démarre quand elle quitte son emploi et bascule dans le système des aides sociales. Les fins de mois deviennent tendues, mais sa réputation de bonne cuisinière, elle, reste intacte. « Tout le monde adorait mes dîners. Mais je n’avais plus les moyens de cuisiner », confie-t-elle.

La solution s’impose d’elle-même : faire contribuer ceux qui profitent de sa table. Whitney liste les coûts sans état d’âme : « Ils utilisaient mon gaz, mon électricité, regardaient la télévision et tout ça en plus de dîner. » Une logique comptable implacable. Pour elle, 11 dollars par tête couvrent à peine les frais réels. Pas question de s’endetter pour nourrir la galerie.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large. L’inflation frappe dur, partout. En France, le budget moyen pour Noël tombe à 491 euros cette année, le niveau le plus bas depuis 2017 selon une étude Cofidis. Les produits festifs flambent, les portefeuilles se serrent. Whitney n’est peut-être pas seule à faire ses calculs.

Faire payer ses invités reste toutefois un tabou tenace. Hier impensable, la pratique gagne du terrain sans faire l’unanimité. Mais pour cette Britannique qui surveille chaque penny, la question ne se pose même plus.

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Un Menu De Luxe Qui Justifie Le Doublement Des Prix

Mais qu’est-ce qu’on mange exactement pour 23 dollars ? Whitney ne lésine pas. Au menu du réveillon : dinde, porc et bœuf. Trois viandes sur la même table, un trio festif qui change radicalement de l’ordinaire. « C’est le double de la quantité de nourriture, et ça sera des produits plus luxueux et plus chers », précise-t-elle.

La formule prévue ? Un buffet généreux. Tout sera disposé au centre de la table, chacun se sert selon ses envies. Pas de portions comptées, pas de rationnement. L’abondance affichée, le principe du « servez-vous ». Une manière de justifier le tarif doublé par rapport aux 11 dollars habituels.

L’inflation sur la viande pèse lourd dans l’équation. Les prix ont explosé, surtout pour les produits premium. Whitney ajuste ses tarifs en conséquence, sans complexe. Elle ne cache pas sa logique : plus de quantité, meilleure qualité, prix ajusté. La règle du marché appliquée à la table familiale.

Pour elle, doubler la mise n’a rien d’excessif. Le calcul tient : deux fois plus de nourriture, des produits haut de gamme, une vraie tablée de fête. Reste à savoir si ses douze convives partageront cet avis quand ils passeront à la caisse.

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L’Addition Finale : 12 Convives Et Un Petit Bénéfice Au Passage

Les douze convives attendus ne le savent peut-être pas encore, mais Whitney a déjà tout calculé. 276 dollars au total dans sa caisse après le réveillon. Douze personnes à 23 dollars chacune, le compte est vite fait. Une vraie petite entreprise familiale qui tourne à plein régime le soir de Noël.

Le repas devrait lui coûter environ 220 dollars selon ses estimations. Dinde, porc, bœuf, accompagnements, électricité, gaz : elle a tout chiffré. Ce qui laisse une marge confortable d’une cinquantaine de dollars. Pas un bénéfice astronomique, mais un surplus bien réel qui ne passe pas inaperçu.

« Je ne perds pas d’argent, c’est le principe », pourrait-elle résumer. Car Whitney ne voit pas pourquoi elle devrait être de sa poche pour recevoir. Le réveillon n’est pas une œuvre de charité, c’est un service rendu. Elle cuisine, elle accueille, elle assume les frais fixes. Les convives paient leur part, elle garde un petit extra. L’équation lui semble logique.

Sur les réseaux, cette révélation du profit achève de diviser. Faire payer, passe encore pour certains. Mais en tirer un bénéfice ? Là, ça coince. Entre gestion budgétaire assumée et logique mercantile poussée à l’extrême, la frontière devient floue. Whitney, elle, ne recule pas d’un pouce. Son Noël, ses règles, son business.