
La Chute Fatale Au Grand Serre
La scène est glaçante. Lundi 10 novembre, un chasseur de 50 ans traque le gibier sur les pentes vertigineuses du Grand Serre, à 2 141 mètres d’altitude. Le versant Nord-Est du massif du Taillefer, terrain hostile et escarpé, devient le théâtre d’un drame aussi brutal qu’inattendu.
L’homme vient d’abattre sa proie. Montagnard chevronné et grand passionné de chasse, il connaît les lieux. Mais en tentant de récupérer l’animal mort, l’impensable se produit : il perd soudainement l’équilibre. La chute est fatale.
Son corps est retrouvé en contrebas d’une barre rocheuse, sur le versant glacial du massif. Les secouristes qui arrivent sur place ne peuvent que constater l’évidence : le quinquagénaire est décédé, probablement sur le coup. Pas de traces suspectes, pas de mystère. Juste un accident brutal, comme la montagne en réserve parfois aux plus expérimentés.
La commune isolée de La Morte, à une quarantaine de kilomètres au sud de Grenoble, n’avait pas connu pareil drame depuis longtemps. Ce lundi-là, le silence des sommets a été rompu par une tragédie ordinaire.

L’Alerte Et La Course Contre La Montre
14h45. Le fils du chasseur décroche son téléphone, inquiet. Son père devrait être rentré depuis longtemps. L’alerte est donnée immédiatement aux secours. Chaque minute compte en montagne, surtout à cette altitude.
Le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de l’Isère réagit dans la foulée. L’hélicoptère Dragon 38-1 décolle en urgence, cap sur le versant Nord-Est du Taillefer. Les rotors fendent l’air glacé, les secouristes scrutent le relief hostile, cherchant le moindre signe de vie.
La localisation est rapide. En contrebas de la barre rocheuse, le corps du quinquagénaire gît immobile. Les sauveteurs descendent, s’approchent, tentent les gestes qui sauvent. Mais la vérité s’impose, brutale : il est trop tard. La chute a été trop violente, la mort probablement instantanée.
Malgré la réactivité exemplaire de l’intervention, malgré les moyens déployés, cette course contre la montre était perdue d’avance. Le Dragon 38-1 n’a pu que constater ce que la montagne avait déjà scellé. L’hélicoptère s’apprête maintenant à ramener le corps vers la vallée, ultime mission dans ce drame où le temps n’aura servi à rien.

Un Accident De Montagne Classique Mais Tragique
La commune de La Morte porte décidément bien son nom. Ce hameau isolé, perché à une quarantaine de kilomètres au sud de Grenoble, a été le théâtre du drame ce lundi 10 novembre. Un lieu reculé, battu par les vents, où seuls les montagnards aguerris s’aventurent.
Car la victime n’était pas n’importe qui. Grand passionné de chasse et montagnard chevronné, le quinquagénaire connaissait parfaitement ces sommets. Il avait l’habitude des terrains escarpés, des pentes traîtresses, des reliefs impitoyables du massif du Taillefer. Pourtant, ce jour-là, son expérience n’a pas suffi.
Le PGHM est formel : il s’agit d’un « banal et triste accident, comme il en arrive parfois en montagne ». Pas de mort suspecte, pas de zone d’ombre. Juste un instant d’inattention fatal, un déséquilibre sur une barre rocheuse, et la chute. La montagne ne pardonne jamais, même aux plus expérimentés.
L’enquête ouverte par les autorités viendra confirmer cette thèse. Elle établira les circonstances exactes, reconstituera les derniers instants du chasseur. Mais au fond, le scénario est déjà écrit : un accident comme tant d’autres dans ces massifs dangereux, où la nature reprend toujours ses droits. L’expérience n’est jamais une garantie face à la montagne.

Évacuation Et Enquête En Cours
Une fois le corps localisé, les gendarmes du PGHM ont dû organiser une opération d’héliportage délicate. Le terrain escarpé, la barre rocheuse, l’altitude : tout compliquait la manœuvre. Le Dragon 38-1 a finalement rapatrié la dépouille vers la vallée, loin du versant Nord-Est où le chasseur a perdu la vie.
Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête. Objectif : reconstituer précisément les derniers instants du quinquagénaire, comprendre comment un montagnard aussi expérimenté a pu basculer dans le vide. Les enquêteurs examineront le terrain, analyseront la trajectoire de la chute, interrogeront les proches. Une procédure classique pour établir les circonstances exactes du drame.
Car ce décès n’est pas isolé. L’article évoque d’emblée un « nouvel accident tragique lors d’une partie de chasse ». La formulation dit tout : ces drames se multiplient, saison après saison. Chutes mortelles, tirs accidentels, malaises en pleine traque… La chasse reste une activité à risque, où le danger guette à chaque instant.
Cette enquête viendra s’ajouter aux autres dossiers du même type. Elle confirmera probablement la thèse de l’accident pur et simple. Mais elle ne ramènera pas le chasseur. Juste un constat de plus dans la longue liste des victimes de la montagne et de la passion cynégétique.