La bibliothèque, habituellement un sanctuaire de calme et d’ordre, se sent différente aujourd’hui. Le silence pèse plus lourd, la solitude réconfortante habituelle maintenant un rappel de mon isolement.
Je bouge lentement entre les rangées de livres, chaque étape délibérée, prudente.
Les murmures des visiteurs me parviennent parfois, des extraits de conversations sur les vacances d’été et les plans de fin de semaine.
Ils avancent, vivent des vies pleines de possibilités, tandis que la mienne semble se rétrécir.
Il y a une accalmie momentanée dans l’après-midi, la bibliothèque baignait dans la douce lueur du soleil filtrant par les hautes fenêtres.
C’est paisible, mais mon esprit est agité.
Pendant un moment, je me tiens près d’une fenêtre, regardant le monde extérieur, imaginant la vie de ceux qui passent.
C’est une brève évasion, une distraction momentanée du nœud serré de l’inquiétude en moi.
Pourtant, même si j’essaie de me perdre dans les histoires qui m’entourent, le bilan de santé à venir me ramène.
C’est une ombre que je ne peux pas secouer.
Comme l’après-midi traîne, je me trouve étagèrer les livres plus lentement que d’habitude.
Le poids de chacun semble plus grand, mes bras s’épuisent rapidement.
Dans les coins tranquilles de la bibliothèque, je rencontre moins de gens.
Quelques habitués hochent la tête en reconnaissance, leurs visages familiers et réconfortants.
Mais il n’y a pas de temps pour bavarder, pas de place pour les confessions.
Dans ces moments, j’aimerais pouvoir partager mon fardeau, parler à haute voix des craintes qui tourbillonnent à l’intérieur.
Pourtant ma voix reste silencieuse, mes soucis non parlés.
Au lieu de cela, je me concentre sur la tâche à accomplir, passant d’une étagère à l’autre.
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