De retour dans la rue, le monde semblait se déplacer lentement. Chaque étape se sentait lourde avec le poids de la décision que j’allais prendre.
Les enfants étaient toujours là, leur présence comme une balise me tirant vers l’avant.
Elle a regardé en mon approche, surprise gravée sur son visage.
— Pourquoi es-tu ici? demanda-t-elle, sa voix était sournoise.
— Je vous ai vus, répondis-je simplement, gesticulant vers les enfants.
« Je devais revenir. »
Le silence s’étendait entre nous, un gouffre rempli de mots non prononcés.
Je pouvais voir la vivacité dans ses yeux, les murs qu’elle avait construits autour d’elle.
Ils reflétaient le mien, un reflet des barrières que nous avions toutes deux érigées.
— Que voulez-vous? demanda-t-elle, son ton garda.
« Pour aider », ai-je dit, les mots qui sortent plus facilement que je ne m’attendais.
C’était une offre simple, mais elle semblait monumentale.
« Je n’ai pas besoin de votre charité », a-t-elle rétorqué, sa fierté reste une barrière formidable.
— Ce n’est pas de la charité, répondis-je en essayant de transmettre la sincérité.
« C’est pour eux. Pour nous. »
Son regard s’est adouci, si seulement un instant.
Les enfants ont regardé l’échange avec une curiosité silencieuse, leur innocence contraste avec la complexité de la vie adulte.
À ce moment-là, j’ai réalisé que ce n’était que le début.
Un pas vers la reconstruction, vers la réduction du fossé qui s’était creusé entre nous.
— Très bien, dit-elle enfin, sa voix à peine au-dessus d’un murmure.
Ce n’était pas un accord, pas encore, mais c’était un début.
Remarque: Cette histoire est une œuvre de fiction inspirée par des événements réels. Les noms, les caractères et les détails ont été modifiés.