La conversation au cours de la réunion circule, entre les mises à jour et les discussions sur la stratégie. J’écoute attentivement, je mesure l’humeur, la dynamique en jeu. Mon manager me fait des gestes pour parler, reconnaissant ma contribution à un projet récent.
Je saisis le moment, présentant mes idées avec clarté et confiance. Les mots viennent facilement, chaque point renforçant ma position, ma valeur au-delà de l’étiquette superficielle.
Il y a une pause, un signe de reconnaissance à quelques yeux. Mais le surnom nous accroche, une barrière non parlée qui accroche l’échange.
Je m’attache à la possibilité qu’elle se resurfisse, mon cœur battant d’anticipation, avec une défiance tranquille.
La réunion passe au sujet suivant, rôles et responsabilités. Les noms sont appelés, les postes assignés, le poids de chaque décision nous pressant tous.
Quand mon tour arrive, je rencontre le regard de mon manager, stable et inébranlable. Il y a un moment, une hésitation avant qu’ils ne parlent, reconnaissant mes efforts, mon potentiel.
Ce n’est pas une promotion, mais une validation, un pas vers l’effacement du surnom.
La réunion se termine, la salle se vide lentement. Je m’attarde, en rassemblant mes notes, mes pensées, les restes de tension encore enroulés en moi.
Alors que je sors, un collègue s’approche, offre un mot d’appui tranquille, une compréhension partagée. C’est un petit geste, mais ça veut dire quelque chose.
Dehors, la ville est pleine de vie, le monde avance. Je reviens à mon bureau, le surnom résonne encore, mais son pouvoir diminue, sa prise diminue.
Demain, il y aura de nouveaux défis, de nouvelles batailles à affronter. Mais aujourd’hui, j’ai pris position, aussi petite soit-elle.
Remarque: Cette histoire est une œuvre de fiction inspirée par des événements réels. Les noms, les caractères et les détails ont été modifiés.