Le matin du rendez-vous arrive, et je me réveille à la lumière douce filtrant à travers les rideaux.
Mon partenaire est déjà debout, en pleine cuisine.
« Le café est prêt », appellent-ils doucement, ne voulant pas perturber le calme fragile du matin.
Je me lève, sentant le poids familier de l’anticipation s’installer sur moi pendant que je passe à travers ma routine.
Le café est chaud et réconfortant, un petit réconfort au milieu de mes pensées tourbillonnantes.
En sirotant, mon esprit se dirige vers le bureau du dermatologue, se demandant ce que ce sera.
J’imagine des parois blanches stériles, l’odeur faible de l’antiseptique, le faible bourdonnement des lumières fluorescentes.
Est-ce qu’ils prendront mes préoccupations au sérieux, ou ce sera le même regard dédaigneux qu’avant?
Je repousse la pensée, me concentrant plutôt sur la chaleur de la tasse de café dans mes mains.
« Ça va aller, dit mon partenaire, leur main repose doucement sur mon épaule.
— Je sais, répondis-je, bien que les mots soient creux.
Mais je veux les croire.
Le trajet vers la clinique est calme, nous deux perdus dans nos pensées.
Je regarde le paysage urbain se brouiller à l’extérieur de la fenêtre, chaque passant construisant un témoin silencieux de mon malaise.
Nous arrivons avec des minutes à perdre, et mon partenaire me donne une pression rassurante avant que je rentre à l’intérieur.
A l’intérieur, la salle d’attente est peu peuplée, quelques autres assises tranquillement avec leurs propres soucis.
La réceptionniste est polie, si un peu brutale, quand ils m’enregistrent.
Je prends place, l’horloge tourne fort dans le silence.
En attendant, je me retrouve à étudier la pièce, chaque détail une petite distraction de l’anxiété grinçante.
Les murs sont bordés de brochures d’information, leurs couleurs vives incongrues contre le cadre clinique.
Une télévision joue doucement dans le coin, le volume assez bas que les mots sont plus un murmure que tout ce qui est cohérent.
Et puis, mon nom s’appelle.
Je me tiens, le cœur bat, et je suis l’infirmière dans un couloir bordé de portes fermées.
Les prochaines étapes sont incertaines, mais elles sont néanmoins des étapes.
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