Alors que le jour de la répétition se rapproche, je me concentre sur de petites tâches pour garder l’anxiété à distance.
Préparer des repas, organiser mon travail, n’importe quoi pour garder mon esprit occupé.
Le téléphone sonne souvent, mon mari s’est enregistré, sa voix est un mince fil de connexion.
Mais il ne suffit pas de ponter la distance entre nous, les mots non parlés qui pendent dans l’air.
Le matin de la répétition, je me tiens devant le miroir, essayant de trouver une version de moi qui me sent assez forte.
La réflexion est familière mais étrangère, un rappel de combien a changé en si peu de temps.
Mon téléphone sonne avec un message, mon mari me rappelant le temps, ses mots neutres, prudents.
J’arrive au toit tôt, le soleil commence juste sa descente, jetant une teinte dorée sur le paysage urbain.
L’air est frais, la brise un doux rappel de la soirée à venir.
Les membres de la famille commencent à arriver, leurs visages un mélange d’anticipation et de malaise.
