La conseillère s’assit tranquillement dans le coin, observant sa présence un doux rappel de la gravité de la situation.
« Nous devons aborder quelques choses », a poursuivi le médecin, son ton doux mais ferme.
Mon coeur battait, l’anticipation se mêlait de peur.
« Votre mari était avec quelqu’un d’autre lorsqu’il a été amené », a-t-il expliqué, choisissant soigneusement ses mots.
Chaque syllabe était une pierre jetée dans le silence, en fouillant la pièce.
L’air se sentait épais, chaque souffle un effort conscient.
« Qui ? » J’ai réussi à demander, ma voix à peine au-dessus d’un murmure.
Il hésita, regardant le conseiller avant de continuer.
« Un collègue », a-t-il dit, laissant les implications en l’air.
Mon esprit a couru, reliant des points qui avaient autrefois semblé disparates.
Le téléphone gardé, les dernières nuits, la fin abrupte des conversations.
Ils ont tous formé un modèle, un que j’avais été trop aveugle pour voir.
Mon mari s’est déplacé dans le lit, son regard a évité, une confirmation silencieuse des vérités se déroulant.
Le conseiller s’est légèrement penché vers l’avant, son expression d’empathie et de compréhension.
Elle a parlé doucement, « Nous sommes ici pour vous soutenir à travers cela. »
Mais ses paroles se sentaient étrangères, une langue inconnue dans cette nouvelle réalité.
J’ai hurlé, la motion automatique, comme si j’avais accepté des termes que je n’avais pas bien compris.
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