
Le Piège Du « Photocall » : Quand Bardella Manque D’Inspiration
La scène est glaçante. Sur le plateau de Quelle Époque !, Jordan Bardella s’apprête à jouer le jeu du « grand photocall ». Le principe est simple : improviser des questions face aux portraits de personnalités politiques. Nicolas Sarkozy apparaît à l’écran. Le président du RN se lance : « Où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ? » Une question banale, presque attendue sur l’ancien chef de l’État réputé pour son hyperactivité.
Puis vient le tour de Donald Trump. Bardella ouvre la bouche et… répète mot pour mot : « Où est-ce qu’il trouve toute cette énergie aussi ? » Le malaise s’installe immédiatement. Des ricanements fusent autour de la table. Léa Salamé ne laisse rien passer. « Vous vous répétez là, hein », lâche-t-elle avec un sourire en coin. Elle enfonce le clou : « Un petit manque d’imagination. »
L’ambiance bascule. Ce qui devait être un exercice léger tourne au moment de gêne télévisuelle. Le leader du RN, pris au piège de sa propre redite, tente de garder contenance. Mais le plateau a déjà basculé dans la moquerie. Et ce n’est que le début.

« Le Cirage De Pompes » : L’Attaque Frontale De Roselyne Bachelot
À peine la moquerie de Léa Salamé retombée, Roselyne Bachelot frappe. L’ancienne ministre murmure un commentaire à voix basse, mais suffisamment audible : « Aux secours, le cirage de pompes… » Le plateau se fige une seconde. Léa Salamé, toujours à l’affût, relève immédiatement : « Il cire les pompes à Donald Trump ? »
Bachelot n’hésite pas une seconde. « Bah oui, évidemment ! » lance-t-elle sans détour. La charge est frontale, directe, sans nuance. Sur le visage de Jordan Bardella, la contrariété se lit clairement. Le président du RN, visiblement piqué au vif, contre-attaque sèchement : « Je vous trouve bien inélégante, madame Bachelot. »
Le ton est cassant. La courtoisie de façade vole en éclats. L’échange verbal révèle une tension palpable entre les deux protagonistes. Bardella, habitué à contrôler son image, se retrouve acculé par une attaque qu’il n’a pas vue venir. Roselyne Bachelot, elle, ne recule pas d’un pouce. L’accusation de flagornerie envers Trump est posée, assumée, revendiquée.
Le jeu télévisé vire au règlement de comptes politique. Et la partie n’est pas terminée.

La Moquerie Collective : Même Les Chroniqueurs S’en Mêlent
Le malaise pourrait s’arrêter là. Mais non. Une nouvelle photo s’affiche : Vladimir Poutine. Et là, un chroniqueur du plateau en remet une couche. Il répète, sur un ton délibérément moqueur : « Où trouve-t-il toute cette énergie ? » La salle éclate de rire. La raillerie devient collective, orchestrée, implacable.
Jordan Bardella comprend qu’il doit changer de tactique. Immédiatement. Face au dirigeant russe, il opte pour une autre formule : « Jusqu’où va-t-il aller ? » Un virage précipité, presque désespéré. Mais le mal est fait. La séquence a déjà pris une tournure humiliante.
Sur les réseaux sociaux, les extraits vidéo circulent à vitesse grand V. Les internautes s’emparent de la scène. Les commentaires fusent. Certains saluent le « courage » des animatrices et chroniqueurs. D’autres dénoncent un « acharnement médiatique ». Peu importe : l’image de Bardella répétant mécaniquement la même question sur « l’énergie » restera.
Ce moment télévisé cristallise une perception : celle d’un leader politique pris au piège de sa propre improvisation, incapable de rebondir face à une raillerie concertée. Le plateau de Quelle Époque ! s’est transformé en ring. Et Bardella en a pris pour son grade.

Brigitte Macron « Sales Connes » : Bardella Refuse D’enfoncer La Première Dame
L’émission bascule sur un autre terrain. Plus sensible. Plus politique. Léa Salamé interroge Jordan Bardella sur la vidéo polémique de Brigitte Macron. Celle où on l’entend traiter des militantes féministes de « sales connes » après l’interruption du spectacle d’Ary Abittan. Un piège potentiel pour le président du RN.
Mais Bardella ne mord pas à l’hameçon. Au contraire. Il choisit la retenue. « Je pense que tout est malheureux dans l’affaire. Les propos qu’elle a tenus, évidemment, sont virulents. Et la vidéo, sauf erreur de ma part, était une vidéo privée. Donc, je ne veux pas l’accabler », déclare-t-il posément.
La réponse détonne. Après les tensions précédentes, Bardella opte pour la nuance. Il qualifie les insultes de Brigitte Macron de « virulentes », certes, mais rappelle aussitôt le caractère privé de l’enregistrement. Une défense inattendue de la Première dame, venant d’un adversaire politique.
Le leader du RN élargit ensuite le débat. Il dénonce la perturbation des lieux culturels. « Je n’aime pas la façon dont on perturbe des lieux de culture. Je pense que les lieux de culture devraient être des havres de paix où les querelles des hommes n’entrent pas », argumente-t-il. Il évoque le cas d’Ary Abittan, bénéficiaire d’un non-lieu, dont le spectacle a été interrompu.
Position calculée ou sincérité ? Impossible à trancher. Mais le contraste est saisissant : d’un côté, un Bardella ridiculisé sur le « cirage de pompes ». De l’autre, un stratège qui refuse d’exploiter une polémique pour enfoncer l’Élysée.