La France affirme aux États-Unis que l’OTAN assure la sécurité euro-atlantique, et non des missions offensives dans le détroit d’Ormuz.



Le président français Emmanuel Macron a suggéré de mettre en place un cadre des Nations unies pour toute action dans le détroit d’Ormuz, une artère essentielle pour l’approvisionnement mondial en pétrole que l’Iran a effectivement bloquée. Il a également déclaré que des efforts internationaux ne pourraient avoir lieu que lorsque les hostilités se calmeront, que les compagnies d’assurance et de transport maritime seront consultées et que l’Iran donnera son consentement.

« Permettez-moi de rappeler ce qu’est l’OTAN. Il s’agit d’une alliance militaire chargée de la sécurité de la région euro-atlantique. Elle n’est pas conçue pour mener des opérations dans le détroit d’Ormuz, ce qui constituerait une violation du droit international », a déclaré la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, lors de la conférence War & Peace à Paris.

Mme Rufo, proche alliée de Macron et ancienne diplomate de premier plan, a indiqué comprendre l’agacement des Américains face au refus de la France de rejoindre une coalition visant à débloquer immédiatement le détroit.

Mais Paris privilégie l’élaboration d’un plan visant à rétablir le transit et la liberté de navigation par des moyens « non offensifs », a-t-elle précisé.

« Je comprends cette irritation, mais je ne parle pas au nom des États-Unis », a ajouté Mme Rufo.

« Je parle au nom d’un pays qui est membre fondateur de l’Alliance atlantique (OTAN) et de l’Union européenne, et qui, depuis vingt ans, affirme que les Européens doivent assumer une plus grande part de responsabilité dans la défense collective en Europe. »

La France a suscité la colère de Donald Trump mardi après avoir refusé à Israël l’utilisation de son espace aérien pour transférer des armes américaines dans le cadre de la guerre en Iran, ont indiqué trois sources à Reuters.