Les jours après le bal se sont sentis différents.
La tension à la maison semblait plus prononcée, comme une blessure qui avait été éraflée.
J’ai remarqué que ma mère passait par la maison avec une certaine prudence, comme si elle essayait de ne pas troubler la paix fragile.
Sa présence était douce, mais il était clair qu’elle s’ajustait à la dynamique changeante.
Mon beau-fils, par contre, semblait se porter avec encore plus de confiance.
Son rire résonnait dans les couloirs, sa présence commandait l’attention.
C’était comme si la nuit du bal avait validé sa position dans la hiérarchie familiale.
Un après-midi, j’ai trouvé ma mère assise seule dans le jardin, ses mains se reposant sur ses genoux.
Elle a levé les yeux à mon approche, un petit sourire sur son visage.
« Ça va ? » J’ai demandé de m’asseoir à côté d’elle.
