13 juin 2026 Feed v2

Laure Lavalette attaquée sur sa fille trisomique par un adversaire politique : elle exige son exclusion et des excuses publiques

L’Enregistrement Piège Qui Déclenche La Polémique

Publicité

La scène est glaçante. Dans un enregistrement diffusé par le média d’extrême droite Frontières, une voix s’élève. Celle de Philippe Leroy, colistier de Magali Brunel pour le collectif Toulon en Commun. Ses mots ciblent directement Laure Lavalette, députée du Rassemblement national et candidate à la mairie de Toulon. Mais surtout, ils visent sa fille atteinte de trisomie 21.

« Elle a un enfant handicapé, elle le sort seulement pour faire la photo de temps en temps et le reste du temps elle le laisse dans un institut. Elle est effroyable », lance-t-il. Des propos enregistrés à son insu, puis rendus publics. Une attaque qui franchit toutes les limites du débat politique.

Pour Laure Lavalette, le choc est immédiat. Ces accusations ne concernent plus seulement son action d’élue. Elles touchent à l’intime, à sa vie de mère, à sa famille. L’indignation monte vite sur les réseaux sociaux. Nombreux sont ceux qui dénoncent une manipulation ignoble, une instrumentalisation du handicap à des fins électorales.

La députée ne tarde pas à réagir. Elle qualifie ces propos d’« ignobles » et exige des comptes. Dans ce contexte déjà tendu des municipales toulonnaises, l’affaire prend une ampleur nationale. Car au-delà des stratégies politiques, une question s’impose : jusqu’où peut-on aller pour déstabiliser un adversaire ?

Publicité

La Défense Maladroite De L’élu Et La Contre-Attaque Du Collectif

Contacté par Var-Matin après la diffusion de l’enregistrement, Philippe Leroy tente de limiter les dégâts. « Ce que j’ai dit sur Laure Lavalette et sa fille, ce sont des choses que tout le monde dit. Mais je n’aurais pas dû et je le regrette », déclare-t-il. Une justification qui aggrave la situation. Invoquer une rumeur collective pour excuser ses propos ne convainc personne.

Les excuses tardives ne suffisent pas à éteindre l’incendie. Sur les réseaux, la colère gronde. Beaucoup y voient une stratégie de repli maladroite, une tentative de sauver sa peau politique sans assumer réellement ses mots.

Mais le collectif Toulon en Commun choisit une tout autre ligne de défense. Dans un communiqué, ses membres dénoncent un « montage malhonnête » et des « propos détournés de leur contexte ». Ils annoncent leur intention de porter plainte contre le média Frontières, à l’origine de la diffusion. Plus offensifs encore, ils accusent l’extrême droite de « pratiques de barbouzes » et affirment que « cette façon de faire relève de méthodes antidémocratiques ».

La stratégie est claire : se poser en victime d’une manipulation politique. Pourtant, les mots de Philippe Leroy résonnent encore. Et dans cette affaire, difficile de détourner l’attention du fond. Car derrière les accusations croisées, une mère et sa fille restent au centre d’une polémique qui les dépasse.

Voir la suite dans la page suivante:
Publicité
Voir la suite dans la page suivante:
Publicité
Partager sur Facebook