Les agents de bord se sont déplacés de haut en bas de l’allée, leurs visages neutres et professionnels.
Un s’est arrêté pour m’offrir un verre.
« Eau ou jus ? »
J’ai hésité, puis serré la tête.
— Non, merci, répondis-je, ma voix à peine audible sur le bruit.
L’accompagnateur a hurlé et a continué.
C’était une petite interaction, mais elle semblait significative, un rappel de la frontière dont j’étais maintenant du mauvais côté.
J’ai regardé comme ils ont gracieusement répondu à chaque demande des autres passagers, leurs mouvements lisses et efficaces.
C’était une compétence, une que j’ai respectée, mais que je me sentais éloignée.
Les minutes traînées, chacune un rappel de l’endroit où j’étais, et où je n’étais pas.
La turbulence a frappé, une secousse qui m’a secoué de mes pensées.
Ma main s’empare instinctivement de l’accoudoir, cherchant la stabilité.
L’avion s’est stabilisé, mais mon esprit est resté dans la tourmente.
J’ai réalisé que je retenais mon souffle, une tension que je n’avais pas remarquée avant.
Il a libéré dans une expiration lente, le poids de mes propres attentes levant, si seulement légèrement.
Pourtant, le fil aigre persistait, tissé profondément dans le tissu du vol.
Ce n’était pas juste le siège, je le savais maintenant.
Il s’agissait d’être vu, d’être reconnu dans un monde qui se déplaçait souvent trop vite à remarquer.
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