Le moment où je me suis rendu compte que le grand livre de ma famille avait la vérité que je ne pouvais ignorer: Mon nom, un défaut, Écho dans le silence

La réunion traîne sur, les aspects pratiques discutés en termes abstraits.

Les plans de ma soeur, ses besoins, sont détaillés, précis.

Le mien reste vague, indéfini, comme si j’étais une après pensée dans ma propre vie.

J’essaie d’interjecter, d’affirmer mes propres aspirations, mais la conversation coule autour de moi comme de l’eau autour d’une pierre.

La frustration mijote sous ma peau, un rugissement tranquille de l’injustice.

Je ne suis pas en colère contre ma soeur ; elle vit juste dans le monde qu’ils ont construit pour elle.

Mais la réalisation pique, que mon avenir est attaché à ce qu’il reste après que ses besoins soient satisfaits.

Ma mère traverse la table, un geste conciliateur.

« Nous sommes fiers de vous aussi », insiste-t-elle, mais les mots manquent de conviction.

« Il semble juste que… » Je commence, mais ma voix s’estompe.

Il y a un changement, un moment fugace où nos yeux se rencontrent, et je vois un éclair de reconnaissance.

Peut-être qu’elle sait, peut-être qu’elle comprend, mais la vérité du grand livre est difficile à effacer.

La réunion se termine par de vagues promesses et un sens des affaires inachevées.

Je recule dans ma chambre, les murs se ferment, le poids de la journée se presse.

Mais il y a une résolution qui se forme, une détermination tranquille que je découperai mon propre chemin, grand livre ou pas.

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