Le trajet vers Clarissa est long, la voiture remplie de musique douce de Jamie jouant depuis le siège arrière.
Mark est au volant, les yeux fixés sur la route, les mains sur le volant un peu trop serré.
Le silence entre nous est palpable, chaque mile un rappel de ce qui nous attend.
Clarissa vit dans un quartier pittoresque, sa maison se trouvait au bout d’une rue tranquille.
Alors que nous entrons dans l’allée, je remarque à quel point sa pelouse est parfaitement entretenue, chaque lame d’herbe en place, tout comme la vie qu’elle semble mener.
On sort de la voiture, et Jamie se précipite, impatient de voir ses cousins.
Mark et moi suivons, nos pas mesurés, le poids de notre conversation suspendue en l’air.
Clarissa nous accueille à la porte avec un sourire chaleureux, ses yeux scintillent alors qu’elle nous embrasse.
Pourtant, il y a quelque chose derrière son regard, un scintillement de quelque chose que je ne peux pas tout à fait.
Nous nous installons dans le salon, les meubles confortables disposés autour d’une cheminée crépitante.
Une petite conversation remplit l’air, le rire résonnant des murs, mais je ne peux pas secouer le malaise enroulant dans mon intestin.
Les yeux de Clarissa flit à Marc, un échange silencieux passant entre eux.
C’est bref, mais parlant, et je sens ma torsion intérieure.
La soirée s’étend, chaque instant un délicat équilibre de maintien des apparences.
Mais sous la surface, la tension mijote, menaçant de bouillir.
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